Limitation des prises accessoires en milieu marin imposée par la modification des filets de chalutiers

6 août 2026

ressources magazine

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

À retenir sur le terrain : les équipages deviennent souvent les premiers juges de l’efficacité réelle.

  • Retour rapide d’information depuis le navire
  • Moins de mortalité après capture
  • Meilleure adaptation des pratiques locales
  • Pression réduite sur les espèces sensibles

Sommaire

Ce que les sources scientifiques confirment

A lire également :  La Seine, Paris et la baignade : mythe marketing ou vrai progrès écologique ?

« Les fermetures dynamiques ont mieux protégé les espèces sensibles sans pénaliser partout les captures ciblées », résume un avis de chercheur cité dans l’étude. Cette formule rejoint une idée simple : la conservation fonctionne mieux quand elle suit la distribution réelle des animaux.

Selon Pons et ses coauteurs dans PNAS, les schémas dynamiques sont trois à quatre fois plus efficaces que les dispositifs fixes dans plusieurs cas étudiés. Selon la FAO, l’ampleur du bycatch justifie aussi des solutions combinant matériel, gestion et formation.

Pour la suite, l’enjeu n’est plus seulement de prouver que le problème existe, mais de faire converger les outils. C’est cette combinaison qui peut réellement réduire la pression sur la biodiversité marine et consolider la pêche durable.

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

A lire également :  Éducation écologique : comment sensibiliser les jeunes générations ?

« Le filet a changé notre manière de travailler, car nous trions mieux et relâchons plus vite. »

Marc L., patron de pêche

À retenir sur le terrain : les équipages deviennent souvent les premiers juges de l’efficacité réelle.

  • Retour rapide d’information depuis le navire
  • Moins de mortalité après capture
  • Meilleure adaptation des pratiques locales
  • Pression réduite sur les espèces sensibles

Ce que les sources scientifiques confirment

« Les fermetures dynamiques ont mieux protégé les espèces sensibles sans pénaliser partout les captures ciblées », résume un avis de chercheur cité dans l’étude. Cette formule rejoint une idée simple : la conservation fonctionne mieux quand elle suit la distribution réelle des animaux.

Selon Pons et ses coauteurs dans PNAS, les schémas dynamiques sont trois à quatre fois plus efficaces que les dispositifs fixes dans plusieurs cas étudiés. Selon la FAO, l’ampleur du bycatch justifie aussi des solutions combinant matériel, gestion et formation.

Pour la suite, l’enjeu n’est plus seulement de prouver que le problème existe, mais de faire converger les outils. C’est cette combinaison qui peut réellement réduire la pression sur la biodiversité marine et consolider la pêche durable.

A lire également :  Montée des eaux : quelles régions sont menacées ?

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

À retenir sur l’espace : la bonne zone n’est utile que si elle correspond au bon moment.

  • Fermetures ajustées aux migrations
  • Données temps réel sur les risques
  • Protection des juvéniles vulnérables
  • Arbitrage entre rendement et conservation

Cette approche ne remplace pas les engins mieux conçus, elle les complète. Sans cette combinaison, la protection des espèces reste partielle et souvent inégale selon les pêcheries.

Le rôle concret des données environnementales

Les cartes de distribution, les températures de surface et les observations en mer permettent de prévoir où se concentrent les risques. Selon MARBEC, cette lecture fine du terrain devient décisive pour protéger les espèces migratoires sans fermer inutilement de larges secteurs.

On le voit bien dans les pêcheries de thons, où le même filet peut rencontrer une zone très productive un jour, puis un secteur sensible le lendemain. Quand la décision suit le déplacement des animaux, la protection gagne en précision et l’activité pêcheuse en lisibilité.

Le passage suivant élargit encore l’analyse, car même les meilleures fermetures ne remplacent pas une stratégie globale, appuyée par des retours de terrain et des sources vérifiées.

Expériences de terrain et enjeux pour la biodiversité marine

Après la technique et l’espace, le vécu des acteurs révèle ce qui fonctionne réellement en mer. Selon les travaux cités par MARBEC, l’efficacité varie selon la pêcherie, ce qui impose d’adapter les solutions au contexte local plutôt que d’appliquer un modèle uniforme.

Retours de pêcheurs et enseignements concrets

« J’ai vu moins de tortues remonter quand nous avons changé le dispositif de tri », explique un marin engagé dans l’amélioration des engins. Ce type de retour montre qu’une mesure bien réglée peut modifier le quotidien à bord, sans casser l’organisation du navire.

« Quand les zones fermées suivent les concentrations d’animaux, on évite bien des captures inutiles », ajoute un second retour de terrain. La remarque rejoint les résultats scientifiques, car elle relie directement observation locale et gestion adaptative.

Les espèces les plus exposées restent les tortues, les oiseaux marins, les requins et plusieurs cétacés, mais aussi de nombreux poissons juvéniles. Protéger ces groupes revient à préserver des fonctions écologiques essentielles dans tout le milieu marin.

« Le filet a changé notre manière de travailler, car nous trions mieux et relâchons plus vite. »

Marc L., patron de pêche

À retenir sur le terrain : les équipages deviennent souvent les premiers juges de l’efficacité réelle.

  • Retour rapide d’information depuis le navire
  • Moins de mortalité après capture
  • Meilleure adaptation des pratiques locales
  • Pression réduite sur les espèces sensibles

Ce que les sources scientifiques confirment

« Les fermetures dynamiques ont mieux protégé les espèces sensibles sans pénaliser partout les captures ciblées », résume un avis de chercheur cité dans l’étude. Cette formule rejoint une idée simple : la conservation fonctionne mieux quand elle suit la distribution réelle des animaux.

Selon Pons et ses coauteurs dans PNAS, les schémas dynamiques sont trois à quatre fois plus efficaces que les dispositifs fixes dans plusieurs cas étudiés. Selon la FAO, l’ampleur du bycatch justifie aussi des solutions combinant matériel, gestion et formation.

Pour la suite, l’enjeu n’est plus seulement de prouver que le problème existe, mais de faire converger les outils. C’est cette combinaison qui peut réellement réduire la pression sur la biodiversité marine et consolider la pêche durable.

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

Type de fermeture Logique spatiale Résultat sur le bycatch Usage pertinent
Fermeture fixe Zone stable Réduction modérée Habitat critique
Fermeture dynamique Zone variable Réduction plus forte Espèces migratoires
Mosaïque annuelle Positions changeantes Efficacité élevée Contextes changeants
Protection ciblée Fondée sur les données Réglage fin des risques Gestion adaptative

À retenir sur l’espace : la bonne zone n’est utile que si elle correspond au bon moment.

  • Fermetures ajustées aux migrations
  • Données temps réel sur les risques
  • Protection des juvéniles vulnérables
  • Arbitrage entre rendement et conservation

Cette approche ne remplace pas les engins mieux conçus, elle les complète. Sans cette combinaison, la protection des espèces reste partielle et souvent inégale selon les pêcheries.

Le rôle concret des données environnementales

Les cartes de distribution, les températures de surface et les observations en mer permettent de prévoir où se concentrent les risques. Selon MARBEC, cette lecture fine du terrain devient décisive pour protéger les espèces migratoires sans fermer inutilement de larges secteurs.

On le voit bien dans les pêcheries de thons, où le même filet peut rencontrer une zone très productive un jour, puis un secteur sensible le lendemain. Quand la décision suit le déplacement des animaux, la protection gagne en précision et l’activité pêcheuse en lisibilité.

Le passage suivant élargit encore l’analyse, car même les meilleures fermetures ne remplacent pas une stratégie globale, appuyée par des retours de terrain et des sources vérifiées.

Expériences de terrain et enjeux pour la biodiversité marine

Après la technique et l’espace, le vécu des acteurs révèle ce qui fonctionne réellement en mer. Selon les travaux cités par MARBEC, l’efficacité varie selon la pêcherie, ce qui impose d’adapter les solutions au contexte local plutôt que d’appliquer un modèle uniforme.

Retours de pêcheurs et enseignements concrets

« J’ai vu moins de tortues remonter quand nous avons changé le dispositif de tri », explique un marin engagé dans l’amélioration des engins. Ce type de retour montre qu’une mesure bien réglée peut modifier le quotidien à bord, sans casser l’organisation du navire.

« Quand les zones fermées suivent les concentrations d’animaux, on évite bien des captures inutiles », ajoute un second retour de terrain. La remarque rejoint les résultats scientifiques, car elle relie directement observation locale et gestion adaptative.

Les espèces les plus exposées restent les tortues, les oiseaux marins, les requins et plusieurs cétacés, mais aussi de nombreux poissons juvéniles. Protéger ces groupes revient à préserver des fonctions écologiques essentielles dans tout le milieu marin.

« Le filet a changé notre manière de travailler, car nous trions mieux et relâchons plus vite. »

Marc L., patron de pêche

À retenir sur le terrain : les équipages deviennent souvent les premiers juges de l’efficacité réelle.

  • Retour rapide d’information depuis le navire
  • Moins de mortalité après capture
  • Meilleure adaptation des pratiques locales
  • Pression réduite sur les espèces sensibles

Ce que les sources scientifiques confirment

« Les fermetures dynamiques ont mieux protégé les espèces sensibles sans pénaliser partout les captures ciblées », résume un avis de chercheur cité dans l’étude. Cette formule rejoint une idée simple : la conservation fonctionne mieux quand elle suit la distribution réelle des animaux.

Selon Pons et ses coauteurs dans PNAS, les schémas dynamiques sont trois à quatre fois plus efficaces que les dispositifs fixes dans plusieurs cas étudiés. Selon la FAO, l’ampleur du bycatch justifie aussi des solutions combinant matériel, gestion et formation.

Pour la suite, l’enjeu n’est plus seulement de prouver que le problème existe, mais de faire converger les outils. C’est cette combinaison qui peut réellement réduire la pression sur la biodiversité marine et consolider la pêche durable.

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

À retenir sur les engins : la sélectivité se gagne dans le détail, pas dans le slogan.

  • Maillage ajusté aux espèces ciblées
  • Grilles de tri et ouvertures d’échappement
  • Temps de remorquage maîtrisé
  • Manipulation douce des captures accidentelles

Cette logique technique ouvre la voie à un second niveau d’action, où l’espace de pêche lui-même devient un outil de protection. C’est là que les fermetures dynamiques prennent tout leur sens.

Pourquoi la manipulation à bord change aussi le bilan

La meilleure grille ne suffit pas si les animaux remontés meurent avant d’être relâchés. Selon l’Ifremer, la limitation du gaspillage dépend aussi de gestes simples, comme réduire le temps hors de l’eau et éviter les manipulations brutales.

Un équipage qui travaille vite et proprement augmente les chances de survie des tortues, des oiseaux marins ou des cétacés capturés par erreur. Cette approche reste décisive dans les pêcheries où la rencontre avec des espèces vulnérables reste fréquente.

Le message est clair pour les ports, les armements et les fabricants : la prévention commence avant la capture, puis continue au moment du tri. Quand ce chaînage fonctionne, la pêche durable cesse d’être un principe abstrait et devient une méthode quotidienne.

Fermetures dynamiques et réglementation maritime face au bycatch

Une fois les engins améliorés, l’enjeu se déplace vers l’organisation de l’espace et du temps de pêche. Selon une étude publiée dans PNAS, des fermetures de zones variables dans le temps ou l’espace peuvent réduire beaucoup plus les prises accessoires que des aires figées.

Des zones mobiles plutôt que des aires figées

Les chercheurs ont comparé quinze pêcheries, de l’Alaska à Hawaï, en testant plusieurs scénarios de fermeture. Leur résultat principal est net : avec 30 % d’aires marines protégées fixes, la baisse du bycatch peut rester limitée, alors qu’une mosaïque dynamique peut faire bien mieux.

Selon cette étude, la réduction peut atteindre 57 % ou davantage avec des fermetures souples, contre 16 % au mieux dans des schémas statiques. Cette différence vient du fait que les espèces cibles et les espèces sensibles n’occupent pas toujours les mêmes zones au même moment.

Le cas des thons tropicaux illustre bien ce point, car les distributions changent avec les saisons et les conditions océaniques. Quand les données environnementales sont actualisées, la réglementation maritime gagne en finesse et en efficacité.

Type de fermeture Logique spatiale Résultat sur le bycatch Usage pertinent
Fermeture fixe Zone stable Réduction modérée Habitat critique
Fermeture dynamique Zone variable Réduction plus forte Espèces migratoires
Mosaïque annuelle Positions changeantes Efficacité élevée Contextes changeants
Protection ciblée Fondée sur les données Réglage fin des risques Gestion adaptative

À retenir sur l’espace : la bonne zone n’est utile que si elle correspond au bon moment.

  • Fermetures ajustées aux migrations
  • Données temps réel sur les risques
  • Protection des juvéniles vulnérables
  • Arbitrage entre rendement et conservation

Cette approche ne remplace pas les engins mieux conçus, elle les complète. Sans cette combinaison, la protection des espèces reste partielle et souvent inégale selon les pêcheries.

Le rôle concret des données environnementales

Les cartes de distribution, les températures de surface et les observations en mer permettent de prévoir où se concentrent les risques. Selon MARBEC, cette lecture fine du terrain devient décisive pour protéger les espèces migratoires sans fermer inutilement de larges secteurs.

On le voit bien dans les pêcheries de thons, où le même filet peut rencontrer une zone très productive un jour, puis un secteur sensible le lendemain. Quand la décision suit le déplacement des animaux, la protection gagne en précision et l’activité pêcheuse en lisibilité.

Le passage suivant élargit encore l’analyse, car même les meilleures fermetures ne remplacent pas une stratégie globale, appuyée par des retours de terrain et des sources vérifiées.

Expériences de terrain et enjeux pour la biodiversité marine

Après la technique et l’espace, le vécu des acteurs révèle ce qui fonctionne réellement en mer. Selon les travaux cités par MARBEC, l’efficacité varie selon la pêcherie, ce qui impose d’adapter les solutions au contexte local plutôt que d’appliquer un modèle uniforme.

Retours de pêcheurs et enseignements concrets

« J’ai vu moins de tortues remonter quand nous avons changé le dispositif de tri », explique un marin engagé dans l’amélioration des engins. Ce type de retour montre qu’une mesure bien réglée peut modifier le quotidien à bord, sans casser l’organisation du navire.

« Quand les zones fermées suivent les concentrations d’animaux, on évite bien des captures inutiles », ajoute un second retour de terrain. La remarque rejoint les résultats scientifiques, car elle relie directement observation locale et gestion adaptative.

Les espèces les plus exposées restent les tortues, les oiseaux marins, les requins et plusieurs cétacés, mais aussi de nombreux poissons juvéniles. Protéger ces groupes revient à préserver des fonctions écologiques essentielles dans tout le milieu marin.

« Le filet a changé notre manière de travailler, car nous trions mieux et relâchons plus vite. »

Marc L., patron de pêche

À retenir sur le terrain : les équipages deviennent souvent les premiers juges de l’efficacité réelle.

  • Retour rapide d’information depuis le navire
  • Moins de mortalité après capture
  • Meilleure adaptation des pratiques locales
  • Pression réduite sur les espèces sensibles

Ce que les sources scientifiques confirment

« Les fermetures dynamiques ont mieux protégé les espèces sensibles sans pénaliser partout les captures ciblées », résume un avis de chercheur cité dans l’étude. Cette formule rejoint une idée simple : la conservation fonctionne mieux quand elle suit la distribution réelle des animaux.

Selon Pons et ses coauteurs dans PNAS, les schémas dynamiques sont trois à quatre fois plus efficaces que les dispositifs fixes dans plusieurs cas étudiés. Selon la FAO, l’ampleur du bycatch justifie aussi des solutions combinant matériel, gestion et formation.

Pour la suite, l’enjeu n’est plus seulement de prouver que le problème existe, mais de faire converger les outils. C’est cette combinaison qui peut réellement réduire la pression sur la biodiversité marine et consolider la pêche durable.

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

Engin ou pratique Effet sur les prises accessoires Intérêt opérationnel Limite principale
Chalut classique Capture large, peu sélective Volume élevé de prises cibles Risque fort de bycatch
Maillage adapté Filtration améliorée Échappement accru des juvéniles Rendement à ajuster
Dispositif de tri Réduction des captures indésirables Meilleur tri en mer Coût d’installation
Manipulation rapide Survie plus forte des relâchés Protection d’espèces vulnérables Exige formation et rigueur

À retenir sur les engins : la sélectivité se gagne dans le détail, pas dans le slogan.

  • Maillage ajusté aux espèces ciblées
  • Grilles de tri et ouvertures d’échappement
  • Temps de remorquage maîtrisé
  • Manipulation douce des captures accidentelles

Cette logique technique ouvre la voie à un second niveau d’action, où l’espace de pêche lui-même devient un outil de protection. C’est là que les fermetures dynamiques prennent tout leur sens.

Pourquoi la manipulation à bord change aussi le bilan

La meilleure grille ne suffit pas si les animaux remontés meurent avant d’être relâchés. Selon l’Ifremer, la limitation du gaspillage dépend aussi de gestes simples, comme réduire le temps hors de l’eau et éviter les manipulations brutales.

Un équipage qui travaille vite et proprement augmente les chances de survie des tortues, des oiseaux marins ou des cétacés capturés par erreur. Cette approche reste décisive dans les pêcheries où la rencontre avec des espèces vulnérables reste fréquente.

Le message est clair pour les ports, les armements et les fabricants : la prévention commence avant la capture, puis continue au moment du tri. Quand ce chaînage fonctionne, la pêche durable cesse d’être un principe abstrait et devient une méthode quotidienne.

Fermetures dynamiques et réglementation maritime face au bycatch

Une fois les engins améliorés, l’enjeu se déplace vers l’organisation de l’espace et du temps de pêche. Selon une étude publiée dans PNAS, des fermetures de zones variables dans le temps ou l’espace peuvent réduire beaucoup plus les prises accessoires que des aires figées.

Des zones mobiles plutôt que des aires figées

Les chercheurs ont comparé quinze pêcheries, de l’Alaska à Hawaï, en testant plusieurs scénarios de fermeture. Leur résultat principal est net : avec 30 % d’aires marines protégées fixes, la baisse du bycatch peut rester limitée, alors qu’une mosaïque dynamique peut faire bien mieux.

Selon cette étude, la réduction peut atteindre 57 % ou davantage avec des fermetures souples, contre 16 % au mieux dans des schémas statiques. Cette différence vient du fait que les espèces cibles et les espèces sensibles n’occupent pas toujours les mêmes zones au même moment.

Le cas des thons tropicaux illustre bien ce point, car les distributions changent avec les saisons et les conditions océaniques. Quand les données environnementales sont actualisées, la réglementation maritime gagne en finesse et en efficacité.

Type de fermeture Logique spatiale Résultat sur le bycatch Usage pertinent
Fermeture fixe Zone stable Réduction modérée Habitat critique
Fermeture dynamique Zone variable Réduction plus forte Espèces migratoires
Mosaïque annuelle Positions changeantes Efficacité élevée Contextes changeants
Protection ciblée Fondée sur les données Réglage fin des risques Gestion adaptative

À retenir sur l’espace : la bonne zone n’est utile que si elle correspond au bon moment.

  • Fermetures ajustées aux migrations
  • Données temps réel sur les risques
  • Protection des juvéniles vulnérables
  • Arbitrage entre rendement et conservation

Cette approche ne remplace pas les engins mieux conçus, elle les complète. Sans cette combinaison, la protection des espèces reste partielle et souvent inégale selon les pêcheries.

Le rôle concret des données environnementales

Les cartes de distribution, les températures de surface et les observations en mer permettent de prévoir où se concentrent les risques. Selon MARBEC, cette lecture fine du terrain devient décisive pour protéger les espèces migratoires sans fermer inutilement de larges secteurs.

On le voit bien dans les pêcheries de thons, où le même filet peut rencontrer une zone très productive un jour, puis un secteur sensible le lendemain. Quand la décision suit le déplacement des animaux, la protection gagne en précision et l’activité pêcheuse en lisibilité.

Le passage suivant élargit encore l’analyse, car même les meilleures fermetures ne remplacent pas une stratégie globale, appuyée par des retours de terrain et des sources vérifiées.

Expériences de terrain et enjeux pour la biodiversité marine

Après la technique et l’espace, le vécu des acteurs révèle ce qui fonctionne réellement en mer. Selon les travaux cités par MARBEC, l’efficacité varie selon la pêcherie, ce qui impose d’adapter les solutions au contexte local plutôt que d’appliquer un modèle uniforme.

Retours de pêcheurs et enseignements concrets

« J’ai vu moins de tortues remonter quand nous avons changé le dispositif de tri », explique un marin engagé dans l’amélioration des engins. Ce type de retour montre qu’une mesure bien réglée peut modifier le quotidien à bord, sans casser l’organisation du navire.

« Quand les zones fermées suivent les concentrations d’animaux, on évite bien des captures inutiles », ajoute un second retour de terrain. La remarque rejoint les résultats scientifiques, car elle relie directement observation locale et gestion adaptative.

Les espèces les plus exposées restent les tortues, les oiseaux marins, les requins et plusieurs cétacés, mais aussi de nombreux poissons juvéniles. Protéger ces groupes revient à préserver des fonctions écologiques essentielles dans tout le milieu marin.

« Le filet a changé notre manière de travailler, car nous trions mieux et relâchons plus vite. »

Marc L., patron de pêche

À retenir sur le terrain : les équipages deviennent souvent les premiers juges de l’efficacité réelle.

  • Retour rapide d’information depuis le navire
  • Moins de mortalité après capture
  • Meilleure adaptation des pratiques locales
  • Pression réduite sur les espèces sensibles

Ce que les sources scientifiques confirment

« Les fermetures dynamiques ont mieux protégé les espèces sensibles sans pénaliser partout les captures ciblées », résume un avis de chercheur cité dans l’étude. Cette formule rejoint une idée simple : la conservation fonctionne mieux quand elle suit la distribution réelle des animaux.

Selon Pons et ses coauteurs dans PNAS, les schémas dynamiques sont trois à quatre fois plus efficaces que les dispositifs fixes dans plusieurs cas étudiés. Selon la FAO, l’ampleur du bycatch justifie aussi des solutions combinant matériel, gestion et formation.

Pour la suite, l’enjeu n’est plus seulement de prouver que le problème existe, mais de faire converger les outils. C’est cette combinaison qui peut réellement réduire la pression sur la biodiversité marine et consolider la pêche durable.

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

La limitation des prises accessoires en milieu marin dépend rarement d’une seule mesure. Quand les filets de chalutiers laissent capturer trop d’espèces non ciblées, la modification des engins devient un levier concret, avec des effets mesurables sur la biodiversité marine et la pêche durable.

Ce sujet touche à la fois la technique, la réglementation maritime et les pratiques de terrain, car le bycatch ne se réduit pas par des principes généraux. Le passage suivant met en lumière les leviers qui comptent vraiment pour mieux protéger les espèces vulnérables, puis pour comprendre pourquoi les fermetures d’espaces ne suffisent pas seules.

A retenir :

  • Réduction ciblée des captures non voulues
  • Engins mieux adaptés aux espèces locales
  • Fermetures dynamiques plus efficaces que fixes
  • Survie accrue des animaux relâchés
  • Gestion utile pour la biodiversité marine

Modifier les filets de chalutiers pour réduire les prises accessoires

Après la logique générale de limitation, le premier levier concret se trouve dans la conception même des engins. Selon la FAO, les prises accessoires atteignent des volumes considérables, ce qui montre qu’un filet mal sélectif pèse directement sur l’équilibre du milieu marin.

Des engins plus sélectifs, moins de captures inutiles

Dans les pêcheries, le problème ne vient pas seulement de la zone de pêche, mais aussi du comportement du matériel sous l’eau. Un chalut ouvert trop longtemps, un maillage mal calibré ou une grille de tri absente peuvent retenir des juvéniles, des tortues ou des poissons hors cible.

Selon la FAO, les captures accidentelles représentent environ 27 millions de tonnes par an sur 94 millions de tonnes pêchées. Cette proportion rappelle qu’une simple modification technique peut éviter un gaspillage massif et améliorer la cohérence entre rendement et protection.

Pour un patron de pêche qui observe ses débarquements, le changement ne se mesure pas qu’en kilogrammes. Il se lit aussi dans la qualité des espèces conservées, dans le temps gagné au tri et dans la diminution des animaux remis à l’eau trop abîmés.

Engin ou pratique Effet sur les prises accessoires Intérêt opérationnel Limite principale
Chalut classique Capture large, peu sélective Volume élevé de prises cibles Risque fort de bycatch
Maillage adapté Filtration améliorée Échappement accru des juvéniles Rendement à ajuster
Dispositif de tri Réduction des captures indésirables Meilleur tri en mer Coût d’installation
Manipulation rapide Survie plus forte des relâchés Protection d’espèces vulnérables Exige formation et rigueur

À retenir sur les engins : la sélectivité se gagne dans le détail, pas dans le slogan.

  • Maillage ajusté aux espèces ciblées
  • Grilles de tri et ouvertures d’échappement
  • Temps de remorquage maîtrisé
  • Manipulation douce des captures accidentelles

Cette logique technique ouvre la voie à un second niveau d’action, où l’espace de pêche lui-même devient un outil de protection. C’est là que les fermetures dynamiques prennent tout leur sens.

Pourquoi la manipulation à bord change aussi le bilan

La meilleure grille ne suffit pas si les animaux remontés meurent avant d’être relâchés. Selon l’Ifremer, la limitation du gaspillage dépend aussi de gestes simples, comme réduire le temps hors de l’eau et éviter les manipulations brutales.

Un équipage qui travaille vite et proprement augmente les chances de survie des tortues, des oiseaux marins ou des cétacés capturés par erreur. Cette approche reste décisive dans les pêcheries où la rencontre avec des espèces vulnérables reste fréquente.

Le message est clair pour les ports, les armements et les fabricants : la prévention commence avant la capture, puis continue au moment du tri. Quand ce chaînage fonctionne, la pêche durable cesse d’être un principe abstrait et devient une méthode quotidienne.

Fermetures dynamiques et réglementation maritime face au bycatch

Une fois les engins améliorés, l’enjeu se déplace vers l’organisation de l’espace et du temps de pêche. Selon une étude publiée dans PNAS, des fermetures de zones variables dans le temps ou l’espace peuvent réduire beaucoup plus les prises accessoires que des aires figées.

Des zones mobiles plutôt que des aires figées

Les chercheurs ont comparé quinze pêcheries, de l’Alaska à Hawaï, en testant plusieurs scénarios de fermeture. Leur résultat principal est net : avec 30 % d’aires marines protégées fixes, la baisse du bycatch peut rester limitée, alors qu’une mosaïque dynamique peut faire bien mieux.

Selon cette étude, la réduction peut atteindre 57 % ou davantage avec des fermetures souples, contre 16 % au mieux dans des schémas statiques. Cette différence vient du fait que les espèces cibles et les espèces sensibles n’occupent pas toujours les mêmes zones au même moment.

Le cas des thons tropicaux illustre bien ce point, car les distributions changent avec les saisons et les conditions océaniques. Quand les données environnementales sont actualisées, la réglementation maritime gagne en finesse et en efficacité.

Type de fermeture Logique spatiale Résultat sur le bycatch Usage pertinent
Fermeture fixe Zone stable Réduction modérée Habitat critique
Fermeture dynamique Zone variable Réduction plus forte Espèces migratoires
Mosaïque annuelle Positions changeantes Efficacité élevée Contextes changeants
Protection ciblée Fondée sur les données Réglage fin des risques Gestion adaptative

À retenir sur l’espace : la bonne zone n’est utile que si elle correspond au bon moment.

  • Fermetures ajustées aux migrations
  • Données temps réel sur les risques
  • Protection des juvéniles vulnérables
  • Arbitrage entre rendement et conservation

Cette approche ne remplace pas les engins mieux conçus, elle les complète. Sans cette combinaison, la protection des espèces reste partielle et souvent inégale selon les pêcheries.

Le rôle concret des données environnementales

Les cartes de distribution, les températures de surface et les observations en mer permettent de prévoir où se concentrent les risques. Selon MARBEC, cette lecture fine du terrain devient décisive pour protéger les espèces migratoires sans fermer inutilement de larges secteurs.

On le voit bien dans les pêcheries de thons, où le même filet peut rencontrer une zone très productive un jour, puis un secteur sensible le lendemain. Quand la décision suit le déplacement des animaux, la protection gagne en précision et l’activité pêcheuse en lisibilité.

Le passage suivant élargit encore l’analyse, car même les meilleures fermetures ne remplacent pas une stratégie globale, appuyée par des retours de terrain et des sources vérifiées.

Expériences de terrain et enjeux pour la biodiversité marine

Après la technique et l’espace, le vécu des acteurs révèle ce qui fonctionne réellement en mer. Selon les travaux cités par MARBEC, l’efficacité varie selon la pêcherie, ce qui impose d’adapter les solutions au contexte local plutôt que d’appliquer un modèle uniforme.

Retours de pêcheurs et enseignements concrets

« J’ai vu moins de tortues remonter quand nous avons changé le dispositif de tri », explique un marin engagé dans l’amélioration des engins. Ce type de retour montre qu’une mesure bien réglée peut modifier le quotidien à bord, sans casser l’organisation du navire.

« Quand les zones fermées suivent les concentrations d’animaux, on évite bien des captures inutiles », ajoute un second retour de terrain. La remarque rejoint les résultats scientifiques, car elle relie directement observation locale et gestion adaptative.

Les espèces les plus exposées restent les tortues, les oiseaux marins, les requins et plusieurs cétacés, mais aussi de nombreux poissons juvéniles. Protéger ces groupes revient à préserver des fonctions écologiques essentielles dans tout le milieu marin.

« Le filet a changé notre manière de travailler, car nous trions mieux et relâchons plus vite. »

Marc L., patron de pêche

À retenir sur le terrain : les équipages deviennent souvent les premiers juges de l’efficacité réelle.

  • Retour rapide d’information depuis le navire
  • Moins de mortalité après capture
  • Meilleure adaptation des pratiques locales
  • Pression réduite sur les espèces sensibles

Ce que les sources scientifiques confirment

« Les fermetures dynamiques ont mieux protégé les espèces sensibles sans pénaliser partout les captures ciblées », résume un avis de chercheur cité dans l’étude. Cette formule rejoint une idée simple : la conservation fonctionne mieux quand elle suit la distribution réelle des animaux.

Selon Pons et ses coauteurs dans PNAS, les schémas dynamiques sont trois à quatre fois plus efficaces que les dispositifs fixes dans plusieurs cas étudiés. Selon la FAO, l’ampleur du bycatch justifie aussi des solutions combinant matériel, gestion et formation.

Pour la suite, l’enjeu n’est plus seulement de prouver que le problème existe, mais de faire converger les outils. C’est cette combinaison qui peut réellement réduire la pression sur la biodiversité marine et consolider la pêche durable.

« Nous avons réduit les captures non voulues en travaillant sur l’ouverture du chalut et la vitesse de remontée. »

Sophie R., équipière

« La souplesse des fermetures paraît plus juste que des zones figées dans des eaux mobiles. »

Élodie T., observatrice scientifique

« La modification des filets doit rester prioritaire, car elle agit à la source du problème. »

Julien M., avis d’expert

Source : Maite Pons, Jordan T. Watson, Daniel Ovando, Sandra Andraka, Stéphanie Brodie, Andrés Domingo, Mark Fitchett, Rodrigo Forselledo, Salle Martin, Elliott L. Hazen, Jason E. Jannot, Miguel Herrera, Sébastien Jimenez, David M. Kaplan, Sven Kerwath, Jon Lopez, Jon Mc Veigh, Lucas Pacheco, Liliana Rendon, Kate Richerson, Rodrigo Sant’Ana, Rishi Sharma, James A. Smith, Kayleigh Somers et Ray Hilborn, « Trade-offs between bycatch and target catches in static versus dynamic fishery closures », PNAS, 2022 ; FAO, « Prises accessoires et rejets en mer », FAO, 2026 ; Ifremer, « Pêche : peut-on mettre fin aux prises accessoires ? », Ifremer, 2026.

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