exposition

L’expo photo « Mémoire de l’Ariane » à rebours des clichés

L’association Grain de sable, active depuis de nombreuses années sur le territoire de l’Ariane vient de relancer le projet « Mémoire de l’Ariane ».

Point de départ du projet global « Mémoires en chantier », porté par cette association, l’exposition « Mémoires de l’Ariane » retrace, par le biais de photos réalisées par Robert Matthey en 2002, l’histoire du quartier de l’Ariane, qui bénéficie aujourd’hui d’un programme de rénovation porté par la Métropole Nice Côte d’Azur.
Robert Matthey, directeur artistique du projet et photographe de profession, poursuit ainsi son travail d’entretiens vidéo avec les habitants en vue d’en produire un livre accompagné d’un DVD fin 2016.
« Mémoires en chantier », action retenue au titre du dispositif Identités, Parcours et Mémoire* mis en œuvre par la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS) et la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), mobilise les jeunes, anciens et partenaires autour d’un projet commun : valoriser les parcours de vie, rendre compte de l’évolution du quartier, recueillir les témoignages et mettre en perspective le vécu des habitants par le biais de différentes formes artistiques (photos, vidéos…). Cette série de photos parle d’identité, de mémoire et d’évolution urbaine. Elle est surtout une occasion, pour les différentes générations, de partager et d’échanger leurs souvenirs du quartier.
Partenaires de cette exposition : AnimaNICE Django Reinhardt, bibliothèque Léonard de Vinci, centre social « le Village », associations du quartier : ADS, ALC, ATE, La Manufabrik, La Boîte, Le Hublot.
Ouverte au public depuis le 10 janvier 2016, l’exposition organisée sur deux sites (Bibliothèque Léonard de Vinci et AnimaNice Django Reinhardt) fera l’objet d’un vernissage ce lundi 25 janvier 2016 à 18 heures, en présence notamment de Dominique Estrosi-Sassone. L’occasion de rencontrer les acteurs de ce projet dont Robert Matthey.

MEMOIRE DE L’ARIANE
Bibliothèque Léonard de Vinci et AnimaNice Django Reinhardt
20, chemin du Château St Pierre – Nice

*Identités, Parcours & Mémoire (IPM) est un dispositif financé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (Drac) et le Fonds d’Action Sociale et de Soutien pour l’Intégration et la Lutte contre les Discriminations (Fasild) de Provence-Alpes-Côte d’Azur (devenu en 2010 : la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale – Drjscs Paca). Il a pour objectif de donner la priorité aux questions portant sur : mémoire, identités et appartenances multiculturelles, et tout particulièrement aux formes contemporaines artistiques permettant de témoigner et de valoriser les patrimoines et les parcours migratoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Monaco, l’art inuit à la rescousse du climat

A Paris, la montagne Cop21 a peut être accouché d’une souris… Mais à Monaco, ce sont des oeuvres d’art qu’elle a fait germer entre les murs du Musée océanographique. Jusqu’au 29 février, l’exposition « Linked » y rassemble des créations d’artistes de l’Arctique russe et canadien, comme celles d’Abraham Anghik Ruben, et celles d’Occidentaux suisses et italiens comme Alois Lichtsteiner, Alessandro Sciaraffa et Mario Merz. Dans le cadre de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la Cerny Inuit Collection, musée suisse spécialisé dans l’art contemporain s’intéressant aux cultures et à la vie des habitants des régions polaires, a tenu à prêter à son acolyte monégasque la majeure partie des œuvres de cette expo éphémère, pensée par le Département des relations extérieures et de la coopération du gouvernement princier. Ces installations, qui mêlent art, science et sensibilisation et soulignent « l’interdépendance des différentes cultures et l’urgence à aboutir à un accord international permettant de lutter efficacement contre le changement climatique » (dixit le musée) sont mises en regard avec des films documentaires retraçant les différentes expéditions princières dans les zones polaires. L’occasion de partir à la découverte de cette partie du monde, si belle et si fragile à fois.

Exposition « Linked ». Jusqu’au 29 février, au Musée océanographique de Monaco. avenue Saint-Martin. Infos au +377.93.15.36.00.

(c) Photo : Manhole_Hunter

Expositions à Nice : l’UMAM fête ses 70 ans

L’UMAM fête ses soixante-dix ans ! Fondée par Matisse et Bonnard, l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne présentera à Nice trois artistes contemporains lors d’une exposition à visiter à la galerie Vision Future au 5 rue du Congrès dès le 11 décembre. Anthony Mirial interpelle le public avec sa peinture pixellisée. Il propose une approche originale, toute en clairs obscurs révélant des images à plusieurs niveaux d’interprétation. Gérard Taride, photographe, musicien, scénographe, plasticien et designer utilise son intérêt pour les nouvelles technologies pour donner un souffle nouveau à son expression artistique. Enfin Gérard Haton-Gauthier propose des œuvres poétiques où les sculptures sont le reflet des œuvres peintes. Un avant-goût d’une année riche en manifestations, les successeurs des fondateurs ont à cœur de célébrer ces soixante-dix années avec de jeunes artistes et quelques œuvres de leurs fondateurs. 2016 sera une explosion de découvertes, de surprises, d’étonnement : expositions à Nice et Villefranche-sur-Mer en janvier 2016, au Palais de l’Europe de Menton en mars et octobre 2016…

MATIÈRE GRISE : le Forum d’Urbanisme et d’Architecture de Nice se met à l’heure de la COP21

À l’occasion de la 21ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21), le Forum d’Urbanisme et d’Architecture de la Ville de Nice programme, du 4 novembre 2015 au 23 janvier 2016, en collaboration avec le Pavillon de l’Arsenal, la première présentation en France après Paris d’une exposition intitulée « Matière grise », consacrée à la question du réemploi des matériaux de construction comme source de création et d’innovation au-delà de la simple dimension de responsabilité écologique.

Inaugurée hier soir par Christian Tordo, Adjoint au Maire délégué au Foncier, aux Autorisations d’Urbanisme, à l’Architecture, à l’Aménagement Urbain et à l’Aménagement du Territoire, l’exposition « Matière grise » a été créée par le Pavillon de l’Arsenal, Centre d’information, de documentation et d’exposition d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la Métropole parisienne, adaptée et prolongée par une programmation locale d’événements spécifiquement pour sa présentation au Forum d’Urbanisme et d’Architecture. A Nice, une mise en espace pour le moins minimaliste est proposée autour de l’ouvrage éponyme de Julien Choppin et Nicolas Delon du collectif ENCORE HEUREUX.

Consommer « plus de matière grise » pour consommer « moins de matières premières » est l’un des enjeux de cette exposition, qui présente soixante-dix réalisations en France et à travers le monde mettant en pratique l’usage renouvelé des matériaux comme source de sens et d’intelligence : une simple serre agricole née de l’assemblage de vieux pare-brise de voitures en Mongolie, des briques de seconde main pour construire des pavillons neufs, les portiques d’un viaduc autoroutier qui structurent une villa, le bardage refusé pour un centre commercial qui enveloppe une école des arts du cirque, 72 000 dalles de moquette qui soutiennent une maison, au futur siège du Conseil européen qui se pare d’une façade composée de 3 000 fenêtres récupérées.

Pour prolonger l’exposition, une installation originale en matériaux de réemploi est créée au cœur de la galerie par les architectes du Collectif Etc. en collaboration avec des étudiants de l’École de Condé Nice.

« (…) Le titre donné à [cette exposition] peut s’entendre dans un double sens. Il pourrait se résumer par l’idée de consommer plus de matière grise pour engendrer moins de matières grises. Ce passage du singulier au pluriel distingue les deux significations que nous prêtons à cette expression. Moins de matières grises, c’est moins de tout ce qui constitue la face cachée de la matière. Moins d’énergie pour extraire, transformer et mettre en œuvre la matière, c’est diminuer ce que l’on appelle l’énergie grise. Moins de pollutions, de rejets et de déchets, c’est aussi réduire l’entropie inéluctable de la matière, c’est retarder son devenir gris, symbole d’abandon et dédain. Plus de matière grise, c’est plus de conscience, de lucidité, d’invention et de créativité pour un usage responsable de la matière. C’est miser sur la pluralité des intelligences qui façonnent le rapport au monde car, si les ressources terrestres sont finies, les ressources intellectuelles semblent infinies. Au cours du siècle dernier, l’humanité n’a jamais consommé tant de matière au moment même où elle accumulait d’immenses savoirs. Dans cet ouvrage, investigations théoriques dialoguent avec expérimentations pratiques. Quatorze auteurs se prêtent au jeu d’exprimer en quoi le réemploi questionne leur propre discipline. Treize conversations avec des professionnels et des praticiens soulèvent des problématiques et font émerger des pistes nouvelles. À ces écrits se combinent soixante-quinze projets construits. De l’Iran à l’Australie, d’une simple cabane au futur siège du Conseil européen, ces réalisations nous montrent autant d’occasions de redonner vie à des matériaux et forment un ensemble hétérogène, rempli d’histoires et de possibles. Matière grise est un journal de voyage avec ceux qui questionnent leur façon de concevoir et de construire. »
(Julien Choppin & Nicola Delon, ENCORE HEUREUX, architectes – Concepteurs scientifiques de l’exposition)

Forum d’Urbanisme et d’Architecture
Du 4 novembre 2015 au 23 janvier 2016
Place Yves-Klein – Nice

Ouvrage disponible à la Librairie Masséna

Illustration : bonnefrite

 

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