environnement

Eco-vallée : le déplacement du MIN retoqué par le Tribunal Administratif 

L’information est tombée aujourd’hui : le déplacement du MIN à la Baronne (communes de la Gaude et de Saint Laurent du Var), point névralgique de l’OIN du Var (Opération d’Intérêt National), vient d’être annulé. Le Tribunal Administratif de Nice s’est donc rangé derrière les conclusions que le rapporteur a fait valoir lors de l’audience du 12 décembre dernier. Au final, c’est le même argument retenu pour retoquer le Projet Stratégique et Opérationnel (PSO) de la même Eco-vallée le 22 juin 2017 qui a été repris sur ce dossier : l’absence d’étude d’incidences Natura 2000.
Pour Sylvie Bonaldi de l’association CAPRE 06 (Collectif Associatif pour des Réalisations Écologiques), partie civile avec l’association FNE Paca (France Nature Environnement), cette décision a davantage de poids : «  le déplacement du MIN est la clé de voûte de l’OIN. Si le maintien du MIN à son emplacement actuel ne remet pas forcément en cause le projet de pôle multimodal, alors que l’activité du MIN a été divisée par six depuis sa création, il empêche par contre la réalisation du projet de quartier d’affaires du Grand Arénas. Cette décision est beaucoup plus contraignante que pour le POS. C’est un véritable camouflet pour Christian Estrosi ». Mais l’argumentation autour de la seule carence d’étude Natura 2000 est à ses yeux insuffisante : « C’est un manque d’étude environnementale globale qu’il faut faire valoir. Si Natura 2000 prend en compte le paramètre biodiversité, il importe de mener également des études dignes de ce nom quant aux impacts sur la ressource eau, sur la pollution de l’air, etc ».

(Crédit photo : Franck TERLIN)

Ressources Magazine N°5

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Au sommaire de ce numéro

  • Rencontre / Pinar Selek
  • Dossier / Attentat de Nice, Penser les plaies et l’après
  • Le Point sur/ Les abeilles
  • Environnement/ Malaussène, Le petit village qui lutte contre le géant du gaz
  • Social / L’Écosystème coworking fertilise la Riviera
  • Social / Une école pour mettre les chômeurs en mode sans échec
  • Économie/ L’économie circulaire à l’assaut des zones industrielles
  • Monaco/ Solar Impulse, La promesse faite à demain
  • Livres
  • Agenda
  • Billet d’humeur du Ficanas / Tante Jeanne part aux primaires

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A Nice, des étudiants chinent les bonnes idées anti-gaspi

De l’art de se poser les bonnes questions au bon moment. Ce jeudi soir, à Nice, trois étudiants en première année de Master pro Gestion de l’environnement & développement durable (le 1er Master pro de France sur cette thématique) ont organisé une conférence en forme d’incubateur de bonnes idées locales sur le gaspillage alimentaire, en partenariat avec l’Imredd. Une problématique cruciale alors que chaque année plus de 10 millions de tonnes de déchets alimentaires sont produits… dont 6,5 millions de tonnes rien que dans nos foyers, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. D’après l’Ademe, un Français moyen jette environ 20 kg de déchets alimentaires par an, dont 7 kg d’aliments non-consommés encore emballés. Soit un total de 160 € gaspillé par an et par personne. « Ce qu’on a voulu faire, c’est aborder la problématique selon différentes échelles, de la collectivité locale à l’entreprise, et surtout montrer qu’on peut mettre en place des actions pour lutter contre le problème », détaillent en substance Perrine Delsalle, Romain Texier et Audric Cantella, le trio qui, au sein de cette promo, constitue le groupe « communication – événementiel ».

Pour ne pas voir que le verre à moitié vide et se cantonner au discours alarmiste sur les quantités de Ressources qui finissent au fond de nos bonnes veilles poubelles, les invités à la tribune ont égrainé leurs solutions, déjà à l’oeuvre sur la Côte d’Azur. A l’instar de Gilles Pérole, adjoint à l’éducation de la ville de Mouans-Sartoux et président de l’association « Un plus Bio« , qui milite pour la conversion des cantines françaises à l’Agriculture biologique. Déjà à l’oeuvre dans celles de cette commune azuréenne, phare du développement durable, depuis 2012 (lire Ressources #2), la transition vers le 100% Bio s’est couplée ici à un plan de réductions des restes alimentaires. Avec poubelles de tri ludiques à usage des écoliers, suppression du conditionnement à la portion et adaptation des quantités servies à l’appétit de chacun, etc. La pesée quotidienne des restes et le report systématique des données pour les mettre en perspective a ainsi permis à la ville de constater une diminution du gaspillage alimentaire de… 80% en 5 ans ! Une solution globale et bien pensée qui aurait de quoi inspirer d’autres collectivités…

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Une soixantaine de personnes a assisté à la conférence ce jeudi soir, bâtiment Nice Premium, dans la Plaine du Var.

Du côté du monde de l’entreprise aussi, l’anti-gaspi fait germer des idées et des emplois. Dénichée par les étudiants, la start-up parisienne Phénix en est une savoureuse illustration. Fondée il y a deux ans, elle propose un service en gestion des invendus aux entreprises, secteur de la grande distribution en tête, et une mise en relation avec le monde associatif pour éviter les pertes. « Un enjeu de développement durable d’abord, car nos ressources ne sont pas illimitées. Mais aussi de solidarité, puisque les associations d’aide alimentaire sont victimes d’un effet ciseau entre la baisse des subventions et l’augmentation du nombre de bénéficiaires », détaille Anne-Sophie Leicher, qui a participé à la conférence en tant que représentante de la toute nouvelle antenne Paca de l’entreprise, basée à Marseille. En France, 80% du territoire est désormais couvert par la start-up de l’économie circulaire qui travaille d’ores et déjà avec 125 enseignes partenaires et a déjà créé, au passage, une trentaine d’emplois…

L’infographie (alarmante) du ministère de l’Agriculture sur le gaspillage alimentaire.

Chef d’orchestre du tissu d’entrepreneurs locaux, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) azuréenne a également profité de l’initiative étudiante pour présenter son plan de lutte anti-gaspi mis en place dans le secteur de la restauration, à l’origine à lui tout seul au plan national de 14% du gaspillage alimentaire, soit 400 000 tonnes gaspillées par an, et de 6 500 tonnes de bio-déchets rien que sur le territoire de la métropole Nice Côte d’Azur, selon les données présentées par la CCI. Pour lutter contre ces chiffres indigestes, la structure institutionnelle sensibilise, depuis 2014, les restaurateurs à l’utilisation de « doggy bag ». Il y a deux ans, son test, réalisé auprès de 73 commerçants, avait ainsi recueilli un taux de satisfaction de 90%.

Pour ne pas manquer la prochaine conférence agite-méninges des étudiants du Master « Gestion de l’environnement et développement durable », rendez-vous sur Twitter (@IMREDDevents), sur Facebook ou par là. Prochaine conférence le 26 mai, sur le tourisme durable.

Photo de couverture (c) Franck_Terlin

Gaspillage alimentaire, zéro pesticides, social : les rendez-vous agite-méninges de la semaine

Et si on cogitait à des idées neuves ? Ressources a sélectionné quelques rendez-vous « agite-méninges » à ne pas manquer dans les jours à venir :

  • Chaque année, en France, ce sont plus de 10 millions de déchets alimentaires qui sont produits… dont 6,5 millions de tonnes dans nos foyers, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. D’après l’Ademe, un Français moyen jette environ 20 kg de déchets alimentaires par an, dont 7 kg d’aliments non-consommés encore emballés. Soit un total de 160 € gaspillé par an et par personne. « Le gaspillage alimentaire : enjeux économiques, sociaux et environnementaux », c’est justement le thème de la conférence organisée ce jeudi 24 mars, à 18 heures, par les étudiants en Master de l’Institut méditerranéen du risque, de l’environnement et du développement durable (Imredd), la section verte de l’Université de Nice Sophia-Antipolis. A la tribune, trois experts venus d’horizon différents : Gilles Pérole, élu à Mouans-Sartoux et président de l’association « Un plus Bio« , parlera anti-gaspi et bio dans les cantines ; Anne-Sophie Leicer de l’association Phenix expliquera comment donner une seconde vie aux invendus ; Julie Giordano de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Nice Côte d’Azur évoquera les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire mises en place auprès des commerçants azuréens.

Ce jeudi 24 mars 2016, à 18 heures, bâtiment Nice Premium, 1 Boulevard Maître Slama dans la Plaine du Var, à Nice. Entrée libre, sur inscription (jusqu’à ce jeudi après-midi) à l’adresse : imredd.events@gmail.com 

  • Dès ce vendredi 25 mars et jusqu’à dimanche soir, rendez-vous au 13ème Forum social des Alpes-Maritimes. Kesako ? Les forums sociaux sont des rendez-vous alternatifs qui ont essaimé à l’échelle mondiale et permettent à la société civile, aux associations, aux acteurs de terrain d’échanger sur des sujets qui animent la société. Au menu des débats cette année dans les Alpes-Maritimes : « quel avenir pour les peuples de la Méditerranée? » L’objectif : « prouver qu’un autre monde est possible » et « aller vers une autre forme de démocratie ».  Pour cela, c’est un florilège d’échanges, d’ateliers et de conférences qui sont au programme ce vendredi, ce samedi et ce dimanche. L’occasion de se questionner sur la perspective d’un revenu universel, la démocratie, l’agriculture et l’alimentation, la laïcité en Méditerranée ou encore la question des réfugiés. Le magazine Ressources sera notamment associé à la table-ronde des médias alternatifs dès 14h, petite salle de La Semeuse (5, rue Trachel).

Du 25 au 27 mars 2016, à Nice, quartier Vernier / Trachel. Programme détaillé, horaires et lieux –> par là

  • La cause mérite qu’on lui consacre beaucoup plus que sept jours mais quand même : jusqu’à ce dimanche 27 mars, c’est la « Semaine pour les alternatives aux pesticides« .  A Nice, la Maison de l’environnement profite de l’événement pour organiser, ce samedi 26 mars, de 9h30 à 12 heures, un atelier grand public baptisé « Tous ensemble au potager ». L’occasion pour les adultes de suivre une formation gratuite aux alternatives naturelles pour le jardinage tandis que les petits (dès 5 ans) pourront, eux aussi, s’initier au jardinage écologique. Bonus pour tous les participants : un quiz interactif pour gagner des cadeaux.

Ce samedi 26 mars 2016, de 9h30 à midi, 31 avenue Castellane, à l’angle du boulevard Cessole à Nice. Entrée libre. Infos au 04.97.07.24.60.

Si vous aussi vous vous agitez les méninges, proposez-nous vos événements Alpes-Maritimes, Var ou Monaco à l’adresse : redaction@ressourcesmagazine.fr

Photo (c) Franck_Terlin

A Nice, art et environnement font bon ménage au Parc Phoenix

« Bouteilles en plastique, capsules de café, bois flotté, feuilles mortes et pierres, rien ne se perd tout se transforme. Comment concilier l’art et l’environnement ? Comment les artistes sensibilisent à l’environnement à travers leurs œuvres ? » C’est le menu de la conférence proposée par le Centre de découverte du monde marin au Parc Phoenix de Nice ce vendredi 29 janvier. Pour en parler, cinq artistes qui mettent tous la récup’ ou la nature au cœur de leurs œuvres à l’instar du naturaliste, dessinateur et maquettiste Franck Rainaut, des plasticiens Maurice Jakubowicz et Nadège Pages, du photographe sous-marin Stéphane Jamme ou de Kate Woo, designer artiste céramiste aficionados du land art, ce courant de l’art contemporain qui utilise le cadre et les matériaux de la nature (photo ci-dessus).

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Ce vendredi 29 janvier à 20 heures, à la salle Linné du Parc Phoenix, 405 Promenade des Anglais à Nice. Infos : 04.93.55.33.33.

Environnement : la biodiversité du Mercantour au fil des pages

En 2007, le Parc national du Mercantour et son voisin italien le Parco naturale Alpi Marittime se sont lancés le défi fou de recenser l’intégralité des espèces vivant sur leurs territoires. Une première en Europe. Cet inventaire généralisé de la biodiversité a mobilisé plus de trois cent cinquante taxonomistes, venus de toute l’Europe pour répertoriés chaque insecte, araignée, mollusques, mousses, lichens et autres êtres vivants présents sur cette extrémité des Alpes. Ce travail de patience a été récompensé par le recensement de plus de 12 000 espèces dont 50 nouvelles pour la science. Le livre  » Biodiversité des Alpes, l’inventaire sans frontières » de Lise Barnéoud et Francine Brondex dresse en images l’aventure de cet inventaire pour les curieux et les amoureux de la nature.

 

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