développement durable

Ressources : bientôt un journal !

Et bien voilà, c’est la fin de notre opération de pré-achat lancée en avril. Et avec elle, pour le moment, celle de la formule magazine trimestriel telle que vous la connaissiez.

Même si la mobilisation a été importante (merci à tous !), nous n’avons pas atteint l’objectif des 700 préventes qui nous aurait permis de financer ce numéro annuel, à mi-chemin entre le livre et la revue.

Mais Ressources n’a pas dit son dernier mot ! Forts du renouvellement cette année du soutien de l’Etat dans le cadre de son fonds « média d’information de proximité » (même si l’enveloppe est mince), nous vous proposons une alternative, la seule qui nous permette de survivre.

LE MAGAZINE RESSOURCES DEVIENT DONC… RESSOURCES « LE JOURNAL » : 8 pages, format tabloïd, dédiées à l’actu azuréenne du développement durable, à paraître tous les deux mois, en kiosques et à prix réduit.

Côté contenu, pas touche à nos fondamentaux ! Indépendance, journalisme de solution, investigation et plus que jamais, donc,… proximité seront au rendez-vous.

Ressources « Le journal » #1 sortira à la rentrée. Avis aux abonnés : les nouvelles formules sont en cours d’élaboration, tout comme les dédommagements destinés aux personnes qui ont participé à notre opération de pré-achat.

Merci de votre soutien depuis le départ, bien chères lectrices et chers lecteurs.

De ressources d’imagination nous ne manquons pas. Ni de foi…

A bientôt !

L’équipe Ressources

Sur la côte, la jeunesse de Méditerranée livre ses projets durables

Tunisie, Croatie, Grèce, Italie, Espagne, Albanie… Il y a quelques jours, la Citadelle de Villefranche-sur-Mer a pris des allures de bastion international. A l’invitation du niçois Centre de découverte du monde marin (CDMM), 70 jeunes, venus de contrées ayant toutes en commun la même mer, ont fait le déplacement. Dans leur sac à dos, des bonnes idées « développement durable », mises en application ces derniers mois dans leur pays respectif. Tous venaient les présenter dans le cadre des Assises Jeunes et Méditerranée, un rendez-vous annuel créé il y a 17 ans par Richard Chemla, fondateur du CDMM. « A l’époque, on m’a pris pour un fou. Il faut replacer ça dans son contexte : l’Union pour la Méditerranée n’existait pas, le processus de Barcelone n’avait pas encore abouti… », se souvient-il. Mais pas de quoi décourager ce rêveur épris de mer et de protection de l’environnement, qui misa sur une constatation toute simple qui avait alors titillé son bon-sens. « Je voyais, de Palavas-les-flots à l’Italie, les mêmes poissons peupler la mer. Eux ne connaissent pas les frontières des pays méditerranéens. De cette mer, on connaît aussi le courant de Gênes qui fait que, si vous jetez un bouchon de bouteille à Nice, il se retrouvera en une semaine à Toulon. Il m’est apparu comme une évidence que, si on voulait protéger la Méditerranée, il fallait que les différents peuples de ce bassin se rencontrent », analyse Richard Chemla qui croit aussi à l’intérêt suprême de l’écologie comme arme de réunification géopolitique.

Du docu en Tunisie, de l’aide aux réfugiés en Grèce….

Pris sous le prisme de la jeunesse, cet événement, devenu un rendez-vous annuel, réuni donc une sélection d’adolescents et de jeunes adultes de tout le bassin, venus présenter leurs projets durables pour la Méditerranée. L’occasion de se nourrir des initiatives et de créer des synergies. Il y a quelques jours, à Villefranche, on apprenait ainsi qu’en Grèce, sous l’égide du ministère de l’Education, l’éducation environnementale était un cycle d’apprentissage s’adressant aux élèves de tous niveaux et de tous âges. Sur l’année scolaire 2015-2016, 8 650 projets ont ainsi été développés dans ce cadre-là. Et pas moins de 135 000 enfants du pays ont ainsi pu en bénéficier. Parmi eux, un groupe d’ados présent à Villefranche qui avait ainsi pu mettre en place des actions aussi variées que la création de jeux et d’activités pour les enfants de réfugiés affluant vers la Grèce ; ou encore l’étude de l’impact du changement climatique sur la mer… En Croatie, l’école secondaire la plus importante de la côte Sud-Est a, quant à elle, produit un travail des plus fouillés sur la Congeria, une espèce de mollusque en voie de disparition, en produisant relevés et analyses dans un estuaire du secteur. Ces derniers ont même créé une campagne de protection en ligne. Du côté des rives du Maghreb, une équipe de jeunes tunisiens, sous l’égide d’une association de protection de l’environnement, a réalisé  ses propres films documentaires et interviewé des agriculteurs sur l’impact du changement climatique sur leur travail….

 

Echanges d'idées et rencontres étaient au menu à Villefranche-sur-Mer. (c) CDMM

Echanges d’idées et rencontres étaient au menu à Villefranche-sur-Mer. (c) CDMM

Construire des ponts entre deux rives 

En Italie, à l’initiative de l’Aire marine protégée de Punta Campanella, situé dans le Sud, des ponts entre les deux rives de la Méditerranée ont même été construits. Les biologistes du parc ont accueilli quatre jeunes bénévoles européens pour mener des actions de sensibilisation des estivants aux bonnes pratiques durables dans la baie. « Avant d’y aller, je ne savais pas ce qu’était la biodiversité. En Italie, j’ai pu voir des espèces que je n’avais jamais vues avant, j’ai appris à faire du kayak, à récupérer les déchets pendant une plongée. Une super expérience », témoignait à Villefranche un jeune volontaire tunisien. « Ce qui est important pour nous, c’est de former ces jeunes pour qu’ils deviennent eux-mêmes des ambassadeurs du développement durable », explique l’un des encadrants italiens.

Former la jeunesse pour capitaliser sur un avenir plus éco-responsable en Méditerranée, c’est en somme le défi que se sont fixées ces Assises. « Le but, dans un monde de plus en plus virtuel, c’est surtout de générer des rencontres. Ces 70 jeunes seront désormais liés, s’enthousiasme Richard Chemla. Une manière de dire aussi qu’en Méditerranée, malgré nos différences de cultures, le sang est rouge partout », ajoute le fondateur du Centre de découverte du monde marin, qui n’oublie pas le pilier « social » du développement durable. « L’environnement est un moyen. Le but final, c’est l’humain. En Méditerranée, il y a tellement de souffrances…. La Méditerranée du Nord se doit aussi de les comprendre, de les partager, sans donner de leçon. Et d’apprendre également de ce qui se fait ailleurs, en oubliant les vieilles postures de colonisateurs », place-t-il. Dans son discours inaugural, en présence des huiles locales, le président du CDMM ne s’est ainsi pas privé d’aborder la question des migrants. « Parce qu’on ne peut pas accepter, qu’en 2016, des jeunes de 17 ans meurent sur nos côtes », tance-t-il.

Retrouvez « Chroniques méditerranéennes », notre nouvelle rubrique sur les bonnes initiatives développement durable ailleurs en Méditerranée, dans votre prochain numéro de Ressources. Sortie prévue le 15 décembre 2016. 

Ressources Magazine N°5

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Au sommaire de ce numéro

  • Rencontre / Pinar Selek
  • Dossier / Attentat de Nice, Penser les plaies et l’après
  • Le Point sur/ Les abeilles
  • Environnement/ Malaussène, Le petit village qui lutte contre le géant du gaz
  • Social / L’Écosystème coworking fertilise la Riviera
  • Social / Une école pour mettre les chômeurs en mode sans échec
  • Économie/ L’économie circulaire à l’assaut des zones industrielles
  • Monaco/ Solar Impulse, La promesse faite à demain
  • Livres
  • Agenda
  • Billet d’humeur du Ficanas / Tante Jeanne part aux primaires

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Semaine du développement durable : notre sélection

Du 30 mai au 5 juin, c’est la Semaine européenne du développement durable. Si au sein de la rédaction de Ressources magazine on préférerait qu’il soit à l’honneur 365 jours par an, on vous a tout de même concocté notre sélection azuréenne des événements au programme.

  • Deux jours de bons plans verts à Roquefort et au Rouret. L’association Happy au Rouret organise sa 7ème fête Nature & Partage. Loin des simples fêtes des jardins qui fleurissent traditionnellement au printemps, l’événement est surtout une mine de bonnes idées et l’occasion de rencontrer les acteurs locaux de la transition. On commence ce vendredi 27 mai, à 19h30, au cinéma Le Pavillon bleu de Roquefort-les-Pins, avec la projection du magistral film-documentaire Demain, signé Cyril Dion et Mélanie Laurent, suivi d’un débat avec les Colibris 06. Le lendemain, grande journée au Rouret avec stands d’infos et ateliers protection de la nature, troc aux plantes, produits Bio, yoga, partages de connaissance autour du broyage et du compostage ou encore du bouturage, rencontre avec Terre de liens, la NEF

*L’équipe de Ressources magazine sera présente sur ces deux rendez-vous pour vous présenter notre numéro #4 ! 

Ce vendredi 27 mai à 19h30, à Roquefort-les-Pins (cinéma Le Pavillon bleu) et ce samedi 28 mai 2016 au Rouret, de 10 heures à 18 heures. Programme complet –> ici

  • Monter sa start-up sociale ou environnementale à Toulon. Dès ce samedi 28 mai, plusieurs associations, dont la Jeune chambre économique de Toulon et sa région, invitent les entrepreneurs en herbe à son « Sense fiction day ». Une journée, ouverte à tous pour mettre en forme son projet de start-up sociale ou environnementale inspirée par l’économie circulaire, la valorisation des déchets, le gaspillage alimentaire, l’alimentation durable ou tout autre enjeu du développement durable. De quoi passer de la penser aux actes.

Ce samedi 28 mai 2016, chez TNT Innovation, place Georges Pompidou à Toulon, de 13h30 à 17h30. Gratuit sur inscription au 06.78.10.29.44. Plus d’infos –> là !

  • Dans les coulisses de l’économie circulaire à Vence. Mardi 31 mai, les curieux ont rendez-vous à Vence où l’entreprise Cartouche-Vide.fr ouvre ses portes. Créée en 2001, cette société est spécialisée dans le traitement des déchets, particulièrement dans le réemploi des cartouches vides jet d’encre sur le Net en France. En 2015, elle revendique 599 530 € reversés à ses clients pour le rachat de leurs cartouches. Comment ça marche ? Venez vous renseigner à la source.

Portes ouvertes de 9 heures à 17 heures, ce mardi 31 mai 2016, 1880 chemin de la plus Haute Sine, à Vence. Entrée livre. 

  • Des clés pour mieux s’alimenter à Nice. Vendredi 3 juin, à 18h30, direction la Maison de l’environnement de Nice pour la conférence « Mieux manger pour sa santé et celle de la planète ». Un naturopathe diplômé y interrogera notre conscience de consommateur et alimentera nos réflexions sur des thèmes tels que le manger local, bio, la malbouffe, l’eau en bouteille et ses alternatives, la viande et ses alternatives…

Entrée libre vendredi 3 juin 2016, à la Maison de l’environnement, 31 avenue Castellane à Nice. Infos au 04.97.07.24.60.

Et aussi…

  • « Nice solidaire du monde », les 27 et 28 mai. La ville, en association avec de nombreux organismes humanitaires, organise deux journées tournées sur la solidarité internationale. Coup d’envoi ce vendredi de 20h30 à 22 heures avec un concert à la Maison des associations de la place Garibaldi, dont la totalité des recettes est reversée à Amnesty international. La suite, c’est samedi, à même la place, de 10 heures à 20 heures. L’occasion de (re)découvrir les actions des associations Unicef 06, Handicap international, Artisans du monde, Amadea Madagascar, Amnesty international, Secours populaire français, ATD quart monde ou encore la librairie engagée Mots du monde.

Ce vendredi 27 mai et ce samedi 28 mai 2016, place Garibaldi à Nice. Tarif du concert de vendredi soir : de 8 € à 12 €. Infos au 04.92.17.37.68 ou –> par là

Envie que votre initiative durable rejoigne notre programme ? Vos infos à redaction@ressourcesmagazine.fr / Objet du mail : SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE 

Au lycée horticole d’Antibes, des experts en herbe du développement durable

Ça phosphore au lycée agricole et horticole Vert d’Azur d’Antibes ! Ce vendredi 29 avril, l’établissement, sous tutelle du ministère de l’Agriculture, organisait son premier « Forum du développement durable ». Un événement qui a vu déferler dans la cour près de 500 élèves, du CP à la seconde, échappés de 18 classes du secteur de la Communauté d’agglomération Antibes – Sophia-Antipolis (Casa).  « Depuis 3 ans, la collectivité propose aux établissements de financer des projets autour du développement durable, dans le cadre de son programme Activ’ ta terre. Notre idée avec ce forum, c’est de réunir tous les jeunes participants le même jour pour qu’ils présentent leurs travaux et fassent connaissance », détaille Chrystelle Pessey, professeur d’écologie chez Vert d’Azur et organisatrice de l’événement.

Plus loin, ses élèves de seconde sont d’ailleurs à l’oeuvre, en pleine présentation de leur jeu de 7 familles autour des légumes de saison face à des petites têtes de primaires, visiblement conquises. « On l’a conçu pour permettre aux joueurs de se rendre compte en s’amusant que ce qu’ils croient savoir sur les légumes est souvent faux. Par exemple, on y apprend que la carotte n’est pas un légume d’hiver mais d’été », explique Justine, 15 ans. A quelques stands de là, les jeunes pousses d’une classe de CP de l’école Noël Lanza, à La-Colle-sur-Loup, s’activent pour vanter les mérites de l’hôtel… à insectes. Sarah, 7 ans, incollable sur la question, nous met au parfum : « En fait, c’est un endroit pour abriter les insectes en hiver. Je trouve que c’est bien parce que, les insectes, ils protègent la nature, nos plantes des moucherons et tout. »

« Depuis ces dernières années et d’autant plus celle-ci avec la Cop 21, la sensibilisation au développement durable prend une place de plus en plus importante à l’école, enchaîne Sandrine Franck, son institutrice. Ce qu’on constate, c’est que les enfants sont très sensibles à ces thématiques. Sur ce projet, ils ont compris que les insectes, qui avaient plutôt tendance à les écœurer, peuvent en fait nous apporter beaucoup. Certains ont un rôle nettoyeur, d’autres protègent le potager et évitent d’utiliser des pesticides », souligne l’enseignante.

Briser quelques idées reçues, c’était aussi la mission de cette classe de 6e du collège Bertone d’Antibes, croisée en pleine opération réhabilitation de l’abeille. « Une abeille, à la base, ça fait peur. Mais elles sont très utiles, parce qu’elles fabriquent le miel, qu’elles permettent aux plantes de pousser. Il faut les protéger », prévient Nacir, 11 ans. Tandis que Lukas, 11 ans « et demi », s’attelle à faire goûter différentes sortes de miels pour en percer les subtilités. « Ça fait plusieurs cours de SVT qu’on travaille sur ce sujet. Mais aujourd’hui, c’est bien, parce que ça change de d’habitude : on peut présenter notre travail, on est un peu les profs », analyse l’élève. Thibaud, lui, montre fièrement sur tablette l’un des mini-films réalisés par la classe sur le sujet, et présenté un peu plus loin à une nuée d’écoliers.

Enfantins ou plus fouillés, les projets présentaient tous un intérêt commun bien plus poussé : impliquer, responsabiliser, valoriser, faire, en somme, de ces 500 petits experts des éco-citoyens en herbe, capables d’essaimer dans leur propre famille. « C’est le cœur du programme Activ’ ta terre, à la base de ces projets, étaye Fabienne Guitard, chargée de mission sensibilisation-animation au sein du service environnement de la Casa. En 2003, quand nous avions commencé à travailler avec des enfants autour du tri sélectif, on avait tout de suite vu les effets. Des parents nous disaient : on ne peut plus jeter n’importe quoi dans la poubelle sinon on se fait engueuler. Les élèves passent très bien les messages ».

Lancée, elle, il y a 3 ans, l’initiative « Activ’ ta terre » réserve chaque année une enveloppe de 30 000 € (1000 € par projet) pour soutenir les établissements volontaires de la Casa. Le deal pour les partants : « mettre en place une action de sensibilisation de proximité sur une thématique développement durable, en créant avec les élèves un outil pédagogique ou de communication, récupérable et utilisable par les collectivités de la Casa », ajoute Fabienne Guitard. Avis aux intéressés : l’appel à projet pour l’année scolaire 2016-2017 est en cours.

Plus d’infos par mail : environnement@agglo-casa.fr

Photo (c) A_Selvi / Film (c) Colllège_Bertone_Antibes

Mon beau sapin, roi des déchets…

Sale temps pour les sapins… Après avoir trôné au milieu du salon, la fin du règne s’annonce. Mais le sapin ne finira pas sur le trottoir. De nombreuses municipalités des Alpes Maritimes et du Var mettent en place des collectes d’arbres de Noël entre décembre et janvier. Les habitants sont invités à contacter Allô Mairie ou à déposer leur épicéa sans flocage ni décoration dans des lieux de dépôts spécialement dédiés. A la Seyne, 6 centres de collectes sont mis à disposition avec un objectif de 3 tonnes de bois à recycler. Biot lance à compter du 1er janvier son opération « Zéro sapin de Noël à la poubelle ». Les sapins seront broyés et transformés en compost.

Une énergie renouvelable

Air Paca rappelle sur son site que « la combustion de bois n’en est pas moins un enjeu de qualité de l’air. Les objectifs français de croissance des énergies renouvelables comptent sur cette source d’énergie au bilan carbone intéressant. Mais elle est responsable de 29 % des émissions de particules fines (PM2,5), et de 58 % des émissions d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP dont le très cancérigène Benzène), comme d’une bonne part des composés organiques volatils et autres oxydes d’azote que nous respirons avec l’air ambiant. »

 

 

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