COP21

A Monaco, l’art inuit à la rescousse du climat

A Paris, la montagne Cop21 a peut être accouché d’une souris… Mais à Monaco, ce sont des oeuvres d’art qu’elle a fait germer entre les murs du Musée océanographique. Jusqu’au 29 février, l’exposition « Linked » y rassemble des créations d’artistes de l’Arctique russe et canadien, comme celles d’Abraham Anghik Ruben, et celles d’Occidentaux suisses et italiens comme Alois Lichtsteiner, Alessandro Sciaraffa et Mario Merz. Dans le cadre de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la Cerny Inuit Collection, musée suisse spécialisé dans l’art contemporain s’intéressant aux cultures et à la vie des habitants des régions polaires, a tenu à prêter à son acolyte monégasque la majeure partie des œuvres de cette expo éphémère, pensée par le Département des relations extérieures et de la coopération du gouvernement princier. Ces installations, qui mêlent art, science et sensibilisation et soulignent « l’interdépendance des différentes cultures et l’urgence à aboutir à un accord international permettant de lutter efficacement contre le changement climatique » (dixit le musée) sont mises en regard avec des films documentaires retraçant les différentes expéditions princières dans les zones polaires. L’occasion de partir à la découverte de cette partie du monde, si belle et si fragile à fois.

Exposition « Linked ». Jusqu’au 29 février, au Musée océanographique de Monaco. avenue Saint-Martin. Infos au +377.93.15.36.00.

(c) Photo : Manhole_Hunter

COP21 : Kristian et l’arche de Noé Climat

Les 140 sculptures de l’Arche de Noé Climat, créées à partir des esquisses du dessinateur de presse azuréen Kristian, s’expose au Bourget, au cœur de la COP21. « Dans l’Arche de Noé biblique, c’est au déluge que les hommes et les animaux de ces temps immémoriaux sont confrontés ; avec Arche de Noé Climat, c’est au réchauffement climatique que notre bestiaire appelle à résister » précise Gad Weil, metteur en scène d’événements de rue, spécialement mandaté par Ségolène Royal. Chaque sculpture, dont les mensurations sont impressionnantes ( 2,10 m de haut, de 2,80 m de long pour 300 kg, jusqu’à 3,50m de haut pour les girafes) est réalisée en Altuglas, un verre acrylique recyclable à l’infini. Le bestiaire coloré a rencontré un vif succès et pour cause : il a été créé pour sensibiliser la jeunesse à la lutte contre le changement climatique.  Après avoir été exposées en septembre aux Invalides et au Jardin des plantes puis à Strasbourg, Toulouse , Aix en Provence et avoir servi de décor à l’émission  » Complément d’enquête « , les sculptures imaginées par Kristian seront présentées en 2016 à New York, Valbonne Sophia Antipolis et Tokyo.

En PACA, on se bouge pour le climat

Alors que la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) se tient à Paris jusqu’au 11 décembre et focalise l’attention des dirigeants, le Centre de Découverte du Monde Marin invite le public à découvrir son stand Climat et à proposer ses initiatives. Lundi 7, jeudi 10 et samedi 12 décembre, de 10h30 à 16h30, l’initiative « En PACA, on se bouge pour le climat », soutenue par le Conseil Régional PACA, invite à l’échange sur la Promenade du Paillon à Nice. Situé sous la pergola en face de l’aire de jeux des enfants, le stand, accueilli par la Maison de l’environnement, proposera des animations ludiques et pédagogiques pour comprendre le changement climatique à travers différentes thématiques : eau, déchets, biodiversité, habitat, mobilité et consommation. Petits et grands seront sensibilisés grâce à des solutions simples pour lutter, à leurs niveaux, contre le réchauffement. Vélo électrique, minuteur pour la douche, mousseur d’eau, chargeur solaire portable et ampoule basse consommation, les solutions de réduction de gaz à effet de serre, de consommation d’eau et d’énergie au quotidien ne manquent pas. Le Centre de Découverte du Monde Marin est une association d’éducation à l’environnement et au développement durable depuis 1991. Elle vise à sensibiliser le public aux problématiques environnementales en milieu scolaire, hospitalier, maisons de retraite et milieu naturel. Elle oeuvre au niveau local et méditerranéen (Initiateur et animateur du Réseau Euro-Méditerranéen : www.resomed.org). L’occasion de rappeler à toutes les générations qu’il suffit parfois de quelques gestes simples pour devenir plus responsables et préserver les ressources de la planète.

FESTIVAL RÉVEILLONS-NOUS OU LE THÉÂTRE CITOYEN

« Réveillons-nous ! Voilà notre espoir. Soyons conscient des horreurs que nous perpétrons, soit directement, soit par la non-action. Réagissons pour défendre la planète. Si nous pouvions aller au-delà des théories intellectuelles et politiques, et tout simplement accepter de prononcer le mot amour, l’amour pour l’humain et l’amour pour la terre, pour cette vie miraculeuse qui vient qu’une fois, alors peut-être aurions-nous une dernière chance. Le futur de la planète et de l’humanité dépend entièrement de nous. Pas du voisin. Pas du politicien. Pas de la religion. Juste de nous-mêmes. Ne perdons plus une minute. Réveillons-nous ! »

C’est en ces termes qu’Irina Brook, Directrice du Théâtre de Nice, ouvre la présentation du programme de son Festival Réveillons-nous organisé du jeudi 26 novembre au dimanche 13 décembre. Dans l’interview qu’elle nous a accordé pour le dernier numéro de Ressources (N°2 : nov-dec 2015), elle insistait sur la notion de responsabilité liée à sa fonction : « C’est très important de réunir les gens. Les gens qui peuvent réunir, qui ont une maison, une grande maison, ont le devoir de réunir dans cette maison. »

Réveillons-nous. Le nom même de ce grand festival alternatif, à l’initiative d’Irina Brook, à quelques jours seulement de l’ouverture de la COP21, est exhortation franche à nous secouer, non seulement des miasmes de ce mauvais rêve du 13 novembre, mais également des torpeurs du fatalisme du « système ». Sortons de l’état hypnotique dans lequel nous maintiennent les médias, ébrouons-nous des langueurs que nous inspirent le cynisme des puissants.

D’autant que pour ce faire, Irina Brook, en collaboration avec Alternatiba 06, La Strada et le Negresco, nous a concocté un programme qui réveille précisément tous les sens, autant que le plus assoupi de nos neurones. Tous les arts, toutes les expressions, tous les langages. Le cinéma, la danse, la science, l’alimentation, l’éducation, la méditation… Et convoque par ailleurs des personnalités qui éclairent de leur seule présence la dimension engagée de ce festival. Deux femmes sont ainsi à l’honneur : Coline Serreau (Samedi 28 novembre, avec la projection du film La belle verte, photo de l’article), actrice, scénariste, compositrice, et réalisatrice française (Trois hommes et un couffin, La Crise, Chaos) ; et Vandana Shiva (Dimanche 6 décembre), emblème mondiale de la révolution écologique, prônant, au-delà de la désobéissance civile qu’inventa un certain Thoreau : la  « désobéissance créatrice ».

Quand le théâtre se mobilise pour la planète autour de la COP21, l’on peut espérer que sa grande maison serve de caisse de résonance aux hommes et femmes de « bonne volonté ». Tel est le pari d’Irina Brook, et de tous ceux qui sont parties prenantes de cet événement sur Nice. Tel est le sens de son engagement à la tête d’un des plus grands CDN (Centre Dramatique National) de France : celui d’un théâtre utile… Et si on éteignait un peu la télé histoire de se dégourdir l’optimisme ?

 

Festival Réveillons-nous
Le théâtre national de Nice se mobilise pour la planète
26 novembre > 13 décembre

Télécharger le programme :
Capture d’écran 2015-11-25 à 16.20.24

MATIÈRE GRISE : le Forum d’Urbanisme et d’Architecture de Nice se met à l’heure de la COP21

À l’occasion de la 21ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21), le Forum d’Urbanisme et d’Architecture de la Ville de Nice programme, du 4 novembre 2015 au 23 janvier 2016, en collaboration avec le Pavillon de l’Arsenal, la première présentation en France après Paris d’une exposition intitulée « Matière grise », consacrée à la question du réemploi des matériaux de construction comme source de création et d’innovation au-delà de la simple dimension de responsabilité écologique.

Inaugurée hier soir par Christian Tordo, Adjoint au Maire délégué au Foncier, aux Autorisations d’Urbanisme, à l’Architecture, à l’Aménagement Urbain et à l’Aménagement du Territoire, l’exposition « Matière grise » a été créée par le Pavillon de l’Arsenal, Centre d’information, de documentation et d’exposition d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la Métropole parisienne, adaptée et prolongée par une programmation locale d’événements spécifiquement pour sa présentation au Forum d’Urbanisme et d’Architecture. A Nice, une mise en espace pour le moins minimaliste est proposée autour de l’ouvrage éponyme de Julien Choppin et Nicolas Delon du collectif ENCORE HEUREUX.

Consommer « plus de matière grise » pour consommer « moins de matières premières » est l’un des enjeux de cette exposition, qui présente soixante-dix réalisations en France et à travers le monde mettant en pratique l’usage renouvelé des matériaux comme source de sens et d’intelligence : une simple serre agricole née de l’assemblage de vieux pare-brise de voitures en Mongolie, des briques de seconde main pour construire des pavillons neufs, les portiques d’un viaduc autoroutier qui structurent une villa, le bardage refusé pour un centre commercial qui enveloppe une école des arts du cirque, 72 000 dalles de moquette qui soutiennent une maison, au futur siège du Conseil européen qui se pare d’une façade composée de 3 000 fenêtres récupérées.

Pour prolonger l’exposition, une installation originale en matériaux de réemploi est créée au cœur de la galerie par les architectes du Collectif Etc. en collaboration avec des étudiants de l’École de Condé Nice.

« (…) Le titre donné à [cette exposition] peut s’entendre dans un double sens. Il pourrait se résumer par l’idée de consommer plus de matière grise pour engendrer moins de matières grises. Ce passage du singulier au pluriel distingue les deux significations que nous prêtons à cette expression. Moins de matières grises, c’est moins de tout ce qui constitue la face cachée de la matière. Moins d’énergie pour extraire, transformer et mettre en œuvre la matière, c’est diminuer ce que l’on appelle l’énergie grise. Moins de pollutions, de rejets et de déchets, c’est aussi réduire l’entropie inéluctable de la matière, c’est retarder son devenir gris, symbole d’abandon et dédain. Plus de matière grise, c’est plus de conscience, de lucidité, d’invention et de créativité pour un usage responsable de la matière. C’est miser sur la pluralité des intelligences qui façonnent le rapport au monde car, si les ressources terrestres sont finies, les ressources intellectuelles semblent infinies. Au cours du siècle dernier, l’humanité n’a jamais consommé tant de matière au moment même où elle accumulait d’immenses savoirs. Dans cet ouvrage, investigations théoriques dialoguent avec expérimentations pratiques. Quatorze auteurs se prêtent au jeu d’exprimer en quoi le réemploi questionne leur propre discipline. Treize conversations avec des professionnels et des praticiens soulèvent des problématiques et font émerger des pistes nouvelles. À ces écrits se combinent soixante-quinze projets construits. De l’Iran à l’Australie, d’une simple cabane au futur siège du Conseil européen, ces réalisations nous montrent autant d’occasions de redonner vie à des matériaux et forment un ensemble hétérogène, rempli d’histoires et de possibles. Matière grise est un journal de voyage avec ceux qui questionnent leur façon de concevoir et de construire. »
(Julien Choppin & Nicola Delon, ENCORE HEUREUX, architectes – Concepteurs scientifiques de l’exposition)

Forum d’Urbanisme et d’Architecture
Du 4 novembre 2015 au 23 janvier 2016
Place Yves-Klein – Nice

Ouvrage disponible à la Librairie Masséna

Illustration : bonnefrite

 

NICE / LANCEMENT DES 7èmes TROPHÉES DE L’ENVIRONNEMENT

Conformément à son engagement pour l’Environnement et le Développement Durable et face au succès rencontré lors des éditions précédentes, la Ville de Nice lance la 7ème édition des Trophées de l’Environnement, concours d’idées ouvert à tous pour une Ville plus verte !

Les candidats ont jusqu’au vendredi 27 novembre 2015 (inclus) pour déposer leurs dossiers.

Particuliers, associatifs, scolaires… Tous les niçoises et les niçois sont invités, par une démarche de démocratie participative, à contribuer en tant qu’acteurs à l’amélioration du cadre de vie de leur ville en proposant des projets innovants visant à favoriser le développement durable.

Cette année, à l’occasion de la COP 21, conférence mondiale sur le climat qui se tiendra en cette fin d’année à Paris, la Ville de Nice vous propose deux thématiques à respecter :

  • « Mobilisons-nous contre le réchauffement climatique »
  • « Œuvrons pour l’Environnement localement »

Les bulletins d’inscription sont disponibles sur le site www.nice.fr (rubrique Environnement), à la Maison de l’Environnement et dans de nombreux établissements publics (mairie, mairies annexes, bibliothèques, Anima’Nice).

Les projets sélectionnés par un jury se verront accorder une dotation financière pouvant atteindre 5.000€ pour la 1ère catégorie et jusqu’à 3.000 € pour la 2nde.

En 6 éditions, environ 350 projets ont déjà été proposés ! Plus de 160 d’entre eux ont été sélectionnés et ont abouti ou sont en cours de réalisation…

Des potagers pédagogiques dans différentes écoles primaires, un défilé de mode et une exposition de tenues élaborées à partir de matériaux recyclés… Des Ecology Box distribuées auprès de familles en situation de précarité énergétique, une exposition photographique sur le monde floral ou sur le travail des agents de la propreté sur le territoire Métropolitain… Un parcours en bois itinérant pour sensibiliser le grand public aux difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite ou encore l’échange de sacs écologiques contre des sacs plastiques sont autant de projets qui ont su retenir l’attention du jury les années précédentes…

Information et dépôt des dossiers :
Maison de l’Environnement de la Ville de Nice
31 avenue de Castellane – Nice
Tél : 04 97 07 24 60
environnement@ville-nice.fr

© Ressources Magazine | Powered by WP & IPAOO