Conseil régional

Les « Naufragés du TER Grasse Vintimille » interpellent le Président de Région

L’association des « Naufragés du TER Grasse Vintimille« , bien connue des usagers SNCF des Alpes-Maritimes propose à Christian Estrosi, récemment élu à la tête de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, un programme clé en main. Et un rappel des promesses de campagne. Morceaux choisis de cette feuille de route :
Vous l’avez dit et répété à l’envie : « Avec notre projet, ça va CHANGER ! » Fort bien ! Grâce à votre action, nous allons vivre la fin de la cacophonie sur nos lignes ferroviaires. Vous vous êtes ainsi engagé notamment à « des transports facilités », à ce que « les trains roulent à l’heure », qu’ils « soient plus fréquents » et à une obligation de résultat pour la SNCF PACA.
Zéro défaut pour «les trains du boulot » :
Priorité absolue doit être donnée au traitement qualitatif des heures de pointes (de 7h à 9h et de 17h à 20h), par la mise service a minima de rames de 6 caisses de 2 niveaux ou des Jumbos TER REGIO 2N de 1000 places et par l’absence de suppressions de trains et de retards intempestifs. Etablissement par la SNCF d’un plan de résorption des grèves à l’effet d’atteindre un taux de grève équivalent à une région de la SNCF comme Nantes ou Strasbourg, pour garantir la régularité des circulations en heures de pointes toute l’année. Définition des principes d’une refonte de l’information aux voyageurs.
Fin de la gestion opaque marseillaise de la pénurie de matériel ferroviaire, pour une redistribution prioritaire vers les lignes les plus fréquentées :
Localisation précise des matériels disponibles dans les différents dépôts régionaux. Affectation des matériels par ligne (notamment pour Les Arcs/Grasse/Vintimille). Répartition équitable des trains hors d’âge (RRR/RIO) sur l’ensemble des lignes des six départements de PACA et pas uniquement sur Les Arcs/Grasse/Vintimille. Reprise des études permettant la mise en service urgente dans les Alpes-Maritimes d’un second technicentre habilité à traiter tous types de maintenances, au plus près des 50 000 abonnés quotidiens au TER azuréen…

Accélération de la livraison des Jumbos TER financés en 2010, par la Région
Mise en service de la majorité de ces gros porteurs sur la ligne la plus fréquentée de PACA. Application sans délai et sans pitié des pénalités de retard de livraison au constructeur. Vérification de l’achèvement effectif des travaux dans les tunnels de Vintimille, et obtention sans délai de l’agrément de l’agence de sécurité ferroviaire italienne pour faire circuler sur son territoire les nouveaux trains ; le cas échéant, prendre l’appui des élus italiens frontaliers.
Vérification de la véritable nature des travaux de réseau, de leur consistance, et de leur nécessité :
Réalisation d’un audit détaillé et complet du programme des travaux de consolidation et de modernisation des infrastructures ferroviaires régionales pilotés par SNCF Réseau, sur les trois années à venir (ex : doublement de capacité de la ligne Cannes Grasse annoncé pour 2017, etc.). Il ne doit plus y avoir de « travaux-surprises » réalisés du jour au lendemain sans concertation, qui déstabilisent les circulations ferroviaires de SNCF mobilité et de Thello.
Mise en place durable d’un centre de décision politico-technique TER à Nice :
Repenser complètement le système décisionnel et technique pour le TER azuréen, étant précisé que la reconduction du système actuel (nomination d’un Vice-President en charge des transports régionaux depuis Marseille) serait totalement insuffisante et inappropriée aux enjeux de fiabilité et de proximité du transport ferroviaire. Ainsi, afin de répondre plus rapidement et efficacement aux difficultés de la plus grande part des abonnés du TER PACA localisés dans l’Est du territoire régional, «il suffit de décentraliser » durablement à Nice les élus, fonctionnaires, budgets et matériels de la Région affectés à la Côte d’Azur et aujourd’hui situés à Marseille. Localiser à proximité immédiate de la gare de Nice-Ville les personnels et entités décentralisés, afin de coopérer avec les équipes techniques de la Ville, de la métropole Nice Côte d’Azur et de la SNCF. Il est demandé à cette dernière de décentraliser également à Nice les pouvoirs détenus actuellement par Marseille qui freinent les agents azuréens et les démotivent.

Programme et actions à suivre…

(C) Photo : DR

COP 21 ET RÉGIONALES : LE DESSIN DE KRISTIAN

Région PACA : que gère-t-elle ?

Une piqûre de rappel n’est pas inutile à la veille du second tour des élections régionales. Les conseillers sont élus pour 6 ans. La Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe), loi du 7 août 2015, a renforcé les compétences régionales. Elle est en charge de l’élaboration d’un schéma régional en matière de développement économique, d’innovation et d’internalisation (SRDEII). Elle coordonne le développement économique et anime les pôles de compétitivités dans le but de favoriser l’emploi sur son territoire.

Depuis la loi de décentralisation de 1982, la région gère la construction, la réhabilitation, l’entretien, l’équipement, le fonctionnement, l’accueil, la maintenance et la restauration scolaire des lycées. Elle est responsable du transport régional des voyageurs comprenant les Trains Express Régionaux (TER), les lignes express régionales (LER) et les chemins de fer de Provence et s’est vu confier la gestion des ports et aéroports. La formation professionnelle et l’apprentissage ainsi que l’aide à la création artistique, le soutien au service public de la culture, la subvention aux associations font partie de ses prérogatives. La loi NOTRe confie l’élaboration d’un plan régional de prévention et de gestion des déchets et la mise en œuvre d’un plan régional pour la qualité de l’air et classement des réserves naturelles régionales.

Gestion de la politique de développement durable

Autre domaine de compétence, l’aménagement du territoire associé à une politique de développement durable et d’égalité des territoires (SRRADDET). Parmi les projets en cours, on peut citer :

  • La plateforme de suivi et d’observation des risques naturels PORTE (projet inter-académique, Alpes Maritimes et Bouches du Rhône, Sophia Antipolis, Salon de Provence…)
  • SABLES (Sophia Antipolis) : développement des « biotechnologies rouges » liées à la santé et des « biotechnologies vertes et blanches » liées à l’agronomie et à l’environnement en relation avec le pôle TIC de Sophia Antipolis.
  • CORAL : alliance pour le développement de la robotique sous-marine offshore à Toulon (IFREMER, site de la Seyne sur Mer)
  • la constitution d’une filière industrielle de démantèlement, de recyclage et de dépollution des navires

Le deuxième tour aura lieu dimanche 13 décembre.

 

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