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Censure du bio et local par le Conseil constitutionnel : la réponse du réseau UN PLUS BIO

Communiqué du 31 janvier 2017 du réseau national UN PLUS BIO après la censure par le Conseil Constitutionnel de l’article 192 de la loi Égalité et Citoyenneté contraignant la restauration publique à proposer a minima 20% d’alimentation bio et locale.

Communiqué de presse Un Plus Bio
Premier réseau national des cantines bio

La loi sur les 20 % de bio dans les cantines
invalidée ? Pas grave, les territoires avancent !

L’article de la loi Égalité et citoyenneté introduisant 20 % de bio et 40 % de durable, local ou de saison en restauration collective a été censuré jeudi 26 janvier par le Conseil constitutionnel, pour vice de forme. Après de nombreux rebondissements et malgré la persévérance de la députée Brigitte Allain, le rodéo législatif démarré il y a plus d’un an est de nouveau mis à l’arrêt. Et pourtant…

1) L’agriculture biologique connaît un développement sans précédent en France

Le rythme des conversions n’a jamais été aussi fort et la France rattrape rapidement son retard en Europe. Les opérateurs tous secteurs confondus (producteurs, transformateurs et distributeurs) misent également sur la poursuite d’une évolution à deux chiffres du marché dans les années à venir.

2) Le bio est plébiscité par les parents

Selon l’Agence bio, 87 % des parents souhaitent que des produits bio soient proposés à leurs enfants en restauration scolaire. Édité par Un Plus Bio, le livret gratuit Cantines bio : le guide pratique des parents, a été téléchargé près de 1 500 fois en moins de deux mois.

3) La cantine devient un levier de changement

Un peu partout en France, les initiatives se multiplient pour faire de la restauration collective de qualité un levier de développement local. Un Plus Bio apporte son aide à travers le Tour de France des cantines rebelles où élus locaux, citoyens et associations sont régulièrement invités à agir ensemble.

4) Manger mieux sans dépenser plus, c’est possible

Le frein du surcoût et du défaut d’approvisionnement local est régulièrement avancé par les élus locaux qui n’osent pas s’engager. Un argument balayé par la multiplication des expériences menées sur de nombreux territoires, qui montrent que le bio local -et pas le local non bio- est la solution d’avenir. Des expériences à retrouver dans le manifeste d’Un Plus Bio « Quand les cantines se rebellent » ainsi que dans notre tribune publiée dans Le Monde en décembre dernier.

5) Des collectivités s’engagent et le revendiquent

Avec une cinquantaine de collectivités adhérentes, Un Plus Bio est aujourd’hui le premier réseau national des cantines bio qui accompagne le mouvement de fond d’une restauration collective plus bio, locale, saine et juste. Partenaire, la société Ecocert, leader des organismes certificateurs en Europe, est à l’origine du premier label des cantines bio-engagées « En cuisine ». À ce jour, plus de 300 restaurants collectifs sont labellisés, qui proposent de 10 % à 100 % de bio dans leurs menus !

Pour amplifier le changement, un collectif peut être aussi fort que la loi.
Rejoignez le Club des Territoires Un Plus Bio !

contact@unplusbio.org

Crédit photo : Franck TERLIN

« Les cantines rebelles » se manifestent à Paris et appellent à s’engager

La journée du mercredi 4 novembre 2015 est à marquer d’une pierre blanche pour le Club des Territoires Un Plus Bio. À l’occasion du lancement officiel du manifeste « Quand les cantines se rebellent », un public nombreux et précieux venu appuyer la parution de l’ouvrage et s’engager publiquement pour faire avancer les cantines dans le bon sens en France. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour 2016 avec la création des premières Victoires des cantines rebelles. Une histoire à suivre.

L’essentiel des acteurs nationaux qui oeuvrent à la restauration collective bio étaient représentés par leurs dirigeants dont la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique), la FCPE (Fédération nationale des conseils de parents d’élèves), le ministère de l’agriculture, l’Agence Bio, l’association « Élus, santé publique & territoires », la société Ecocert (partenaire de Un Plus Bio et de la journée), Ecolo Crèche, le programme Lascaux, le Synabio (syndicat national des entreprises bio), Biocoop (premier distributeur français de produits bio), l’Ademe, le RAC (Réseau Action Climat), France Nature Environnement, l’institut Olga Triballat… Ainsi que le chef engagé Arnaud Daguin et le restaurateur Xavier Denamur.

De nombreux membres du Club des Territoires étaient également de la fête dont les deux Régions PACA et Île-de-France, les villes de Bordeaux, Bègles, Miramas, Triel-sur-Seine, Salon-de-Provence, les départements de Gironde, des Pyrénées-Atlantiques, pour ne citer qu’eux. D’autres collectivités, qui font du bio et de la qualité une priorité, ont par ailleurs répondu aux invitations d’Un Plus Bio. C’est le cas par exemple du conseil régional Nord-Pas-de-Calais ou des villes de Rennes, Pamiers (Ariège) et Nogaro (Gers).

Pour Gilles Pérole, président d’Un Plus Bio et maire adjoint de la ville de Mouans-Sartoux (photo ci-dessus) passée au 100% bio depuis le 1er janvier 2012, cette journée prouve que « le changement passe plus par des actions lancées par les collectivités locales et territoriales que par un plan national, par contre l’Etat peut aider à la réussite en ciblant les aides sur les projets vertueux. Manger bio et autrement, c’est politique, ça doit partir de la base ». Selon lui , la diffusion du manifeste doit aider à faire comprendre que « changer nos pratiques alimentaires en restauration collective relève d’un projet de société qui mérite que tout le monde s’y mette localement ». Gilles Pérole donne rendez-vous dès l’an prochain pour un nouvel événement autour du Manifeste : les Victoires des cantines rebelles, un projet de remise de prix « intelligents » qui récompenseront celles et ceux qui se mobilisent sur les territoires pour mieux faire manger les enfants, les personnes pagées, en donnant un coup de pouce à l’environnement, la santé publique et l’économie agricole.

« Quand les cantines se rebellent », manifeste pour une restauration collective bio, locale, saine et juste, éditions In8, collection Court-Circuit, 95 p., 9 €

Couverture-manifeste-Un-Plus-Bio

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