agriculture

Les terres de la Plaine du Var s’invitent au Salon de l’agriculture

Prisées des politiques de tout bord, les allées du très médiatique Salon de l’agriculture sont parfois pavées de bonnes intentions. Ce jeudi, celles-ci étaient niçoises. Du côté de la Porte de Versailles, la métropole Nice Côte d’Azur (NCA), la région Paca, l’EPA Plaine du Var et la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes ont signé une convention « pour préserver l’agriculture dans la Plaine du Var« , annonce ce jeudi après-midi NCA dans un communiqué. Un texte qui « valide la réalisation d’une animation territoriale sur les dix secteurs d’intérêt agricoles prioritaires définis« , dixit la métropole, qui précise qu’elle a piloté, dès 2013, « un groupe de travail réunissant la Chambre d’agriculture, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), la région , le conseil départemental et l’EPA  » ; et réalisé ainsi « un diagnostic sur les activités agricoles dans la Plaine du Var« .

Dans les faits, cette convention prévoit la mise en place d’un « plan d’action en terme d’aménagement foncier« . Depuis le 1er février, la métropole et la Chambre d’agriculture cofinancent en ce sens un poste d’animateur, chargé d’aller à la rencontre du monde agricole. Objectif : « faire des propositions d’aménagement et d’orientation agricole tout en identifiant les projets des exploitants, puis assurer un accompagnement des projets, aussi bien des agriculteurs que des collectivités« .

Ce bout de papier signé à Paris, Jean-Pierre Clérissi, maraîcher depuis 1977 dans la Plaine du Var et adjoint au maire de Gattières, a envie de croire à ses vertus. « Ce coup-ci, je ne ressens pas ça comme un coup de comm’, analyse-t-il ce jeudi soir. Sur le terrain, c’est en train de se mettre en place. L’administratice nommée prend ses marques, se déplace. J’ai l’impression qu’il y a une vraie volonté de remettre du foncier dans le circuit pour installer de jeunes agriculteurs. Mais nous sommes nombreux à énumérer des moyens d’actions… Maintenant, il faut les mettre en pratique. Car les jeunes qui cherchent à s’installer existent« , souligne le paysan. Du côté du Collectif associatif pour des réalisations écologiques Capre 06, très engagé sur le dossier de la Plaine du Var, on reste, en revanche, sceptique. « Nous n’avions pas entendu parler de cette convention mais les effets d’annonce, on connait. Ce que l’on voit, c’est que le déménagement prévu du MIN [marché d’intérêt national de Nice] à la Baronne va supprimer 30 hectares de terres agricoles et les surfaces déclassées ailleurs pour compenser en les dédiant à l’agriculture ne sont, elles, pas aussi fertiles voire pas du tout« , tacle, quant à elle, Sylvie Bonaldi, l’une des administratrices du collectif.

Du côté de la métropole, on précise ce jeudi en fin d’après-midi que ce plan s’inscrit dans une vaste « politique d’aide au maintien de l’agriculture métropolitaine, lancée en juillet 2015 ». Ressources reste dans l’attente de documents complémentaires de la part des services de NCA.

(actualisation à venir)

Lire aussi –> Notre enquête « L’éco-vallée est-elle éco? », publiée dans Ressources #1. 

(c) Photo : Franck_Terlin

CONFERENCE DÉBAT : « La semence dans tous ses états »

La semence est la source de notre nourriture.
Depuis les années 60 et l’apparition des premiers hybrides F1, la situation de la semence n’a cessé de se durcir.
La dérive est encore plus aberrante avec les OGM. La semence naturelle est devenue illégale, elle ne peut être ni cultivée, ni vendue, ni échangée, ni même donnée…

Conférence/Débat à l’initiative de l’association ÊTRE SOI,

animé par Jocelyn Moulin de l’association Kokopelli

Vendredi 22 janvier 2016 à 18h30
Maison de l’environnement
31, avenue Castellane – 06100 Nice

Renseignements sur place, par téléphone ou email 
Armelle : 06 82 68 02 29
contact@etresoi.ovh

 

 

 

 

Le « colibris » Pierre Rabhi se pose à Antibes

Du Sahara aux Cévennes… en passant par la Côte d’Azur. Le 6 février 2016, l’agriculteur, écrivain et philosophe Pierre Rabhi fait une halte à Antibes le temps d’une conférence au Palais des congrès, organisée en partenariat avec Colibris 06 et la mairie, dans le cadre de son cycle « Demain, l’Humain? » Et c’est de révolution écologique que viendra causer l’un des pionniers incontestables de l’agroécologie Made in France, à l’origine, en 2007, du mouvement des Colibris. Son combat : redonner le pouvoir aux citoyens pour que chacun fasse sa part dans la marche pour une société plus juste. Fervent défenseur du retour à la terre nourricière et de « l’insurrection des consciences » pour interrompre les dommages causés par l’Homme sur la nature, le penseur aux yeux rieurs parlera préservation des ressources, mythe de la croissance indéfinie, éthique de vie et « sobriété heureuse », ou comment vivre mieux avec moins. Reconnu expert national dans la lutte contre la désertification, celui qui quitta son Algérie natale dans les années 60 pour fertiliser les terres de l’Ardèche et les consciences hexagonales croit dur comme fer à un vivre autrement tourné vers le respect de la terre et la solidarité. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire en Afrique en cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux plus démunis et à sauvegarder leur patrimoine nourricier. Il a fondé en ce sens, dans les années 90, l’association Terre & Humanisme qui milite pour une agriculture à taille humaine en réponse à l’industrie agroalimentaire et aux pesticides. Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous à Antibes le 6 février.

« Demain, la révolution écologique ». Conférence menée par Pierre Rabhi. Le 6 février 2016, de 15 heures à 17 heures au Palais des congrès d’Antibes-Juan les Pins, 60 chemin des Sables.

Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles. Inscription obligatoire par mail auprès de christine.pelissier@ville-antibes.fr 

A noter : en plus de la salle principale, un espace dans le palais sera aménagé avec une transmission en direct. Placement libre. 

(c) Photo : DR

Mouans-Sartoux : première récolte d’olives pour la régie agricole

Grande première pour la régie agricole de Mouans-Sartoux : les olives récoltées en début de semaine au domaine de Haute Combe, ont été pressées au moulin d’Opio. Les 550 kilos d’olives ont produit un peu plus de 90 litres d’huile, 100 % naturelle et certifiée bio. Dégustée avec du pain bio et des tomates fraîches, cette première cuvée fruitée a été très appréciée par les enfants de l’école Aimé Legall. Le domaine de Haute Combe a produit sur 4 hectares plus de 50 variétés de légumes biologiques pour alimenter les restaurants scolaires. « En 2014, nous en avons produit 20 tonnes, ce qui nous a permis de couvrir 80% de nos besoins », précise Gilles Perole, maire adjoint de Mouans-Sartoux. « Nous cultivons également des fraises, des figues, des kakis et nous avons planté des kiwis, des prunes, des cerises et des abricots qui seront servis à partir de 2018 ». La municipalité s’est fixée pour objectif de produire 100 % des trente tonnes de légumes consommés chaque année dans les cantines.

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