Société

L’euro députée de Paca Michèle Rivasi candidate à la primaire écologiste

C’est officiel. Dans un long post mis en ligne sur son site le 1er août, l’euro-députée de Paca-Rhône-Alpes, Michèle Rivasi (EELV), annonce sa candidature à une souhaitée primaire écologiste, en forme de première étape avant l’élection présidentielle de 2017. Regrettant « le renoncement de Nicolas Hulot« , l’ex-dirigeante de Greenpeace France corrèle, dès le début de son propos, sa décision à la « perte de repères » générée par  » l’horreur des attentats et la surenchère sécuritaire mettant en péril nos libertés fondamentales ». Plaidoyer pour la résilience comme pivot de la « grande transition »  du « toujours plus » vers le « mieux vivre ensemble », sa déclaration dessine déjà les grands axes d’un programme.

Préférant l’état d’urgence… « écologique », celle qui cofonda, en réaction à la catastrophe de Tchernobyl, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), puis, en 2005, le Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM) met notamment en exergue la lutte contre la pollution atmosphérique en milieu urbain, « causant plus de 3,5 millions de décès prématurés par an dans le monde », ou encore « l’artificialisation et l’accaparement galopant des terres cultivables ». Souhaitant aussi lutter contre les inégalités sociales, l’élue Europe écologie-Les Verts, qui ne manque pas de lucidité sur son mouvement, qu’elle juge « en miettes », préfère s’enthousiasmer sur le succès du documentaire Demain comme miroir de « l’appétit des citoyens  pour inventer un nouveau projet de société » ; ou encore sur ces « petites graines de la réappropriation citoyenne » qui partout germent, selon Michèle Rivasi, évoquant aussi en creux des mouvements citoyens tels que Nuit Debout.

Fustigeant le « bilan écologique nul » de François Hollande, qu’elle exclut de soutenir, Michèle Rivasi égratigne au passage le candidat précocement déclaré Jean-Luc Mélenchon, affublé du doux sobriquet de « tribun bonapartiste », et affirme qu’elle sera candidate « pour représenter le peuple de l’écologie, des lanceurs d’alerte et des défenseurs de biens communs ». « L’écologie politique est un ailleurs qui transcende le clivage gauche / droite », assure celle qui se place résolument « du côté des victimes du système ». A 63 ans, Michèle Rivasi rejoint son collègue euro-député EELV Yannick Jadot sur les bancs des candidats d’une encore-hypothétique primaire des écologistes dont on ne connaît pour le moment ni la date ni l’heure…

 

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