Société

« Les cantines rebelles » se manifestent à Paris et appellent à s’engager

La journée du mercredi 4 novembre 2015 est à marquer d’une pierre blanche pour le Club des Territoires Un Plus Bio. À l’occasion du lancement officiel du manifeste « Quand les cantines se rebellent », un public nombreux et précieux venu appuyer la parution de l’ouvrage et s’engager publiquement pour faire avancer les cantines dans le bon sens en France. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour 2016 avec la création des premières Victoires des cantines rebelles. Une histoire à suivre.

L’essentiel des acteurs nationaux qui oeuvrent à la restauration collective bio étaient représentés par leurs dirigeants dont la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique), la FCPE (Fédération nationale des conseils de parents d’élèves), le ministère de l’agriculture, l’Agence Bio, l’association « Élus, santé publique & territoires », la société Ecocert (partenaire de Un Plus Bio et de la journée), Ecolo Crèche, le programme Lascaux, le Synabio (syndicat national des entreprises bio), Biocoop (premier distributeur français de produits bio), l’Ademe, le RAC (Réseau Action Climat), France Nature Environnement, l’institut Olga Triballat… Ainsi que le chef engagé Arnaud Daguin et le restaurateur Xavier Denamur.

De nombreux membres du Club des Territoires étaient également de la fête dont les deux Régions PACA et Île-de-France, les villes de Bordeaux, Bègles, Miramas, Triel-sur-Seine, Salon-de-Provence, les départements de Gironde, des Pyrénées-Atlantiques, pour ne citer qu’eux. D’autres collectivités, qui font du bio et de la qualité une priorité, ont par ailleurs répondu aux invitations d’Un Plus Bio. C’est le cas par exemple du conseil régional Nord-Pas-de-Calais ou des villes de Rennes, Pamiers (Ariège) et Nogaro (Gers).

Pour Gilles Pérole, président d’Un Plus Bio et maire adjoint de la ville de Mouans-Sartoux (photo ci-dessus) passée au 100% bio depuis le 1er janvier 2012, cette journée prouve que « le changement passe plus par des actions lancées par les collectivités locales et territoriales que par un plan national, par contre l’Etat peut aider à la réussite en ciblant les aides sur les projets vertueux. Manger bio et autrement, c’est politique, ça doit partir de la base ». Selon lui , la diffusion du manifeste doit aider à faire comprendre que « changer nos pratiques alimentaires en restauration collective relève d’un projet de société qui mérite que tout le monde s’y mette localement ». Gilles Pérole donne rendez-vous dès l’an prochain pour un nouvel événement autour du Manifeste : les Victoires des cantines rebelles, un projet de remise de prix « intelligents » qui récompenseront celles et ceux qui se mobilisent sur les territoires pour mieux faire manger les enfants, les personnes pagées, en donnant un coup de pouce à l’environnement, la santé publique et l’économie agricole.

« Quand les cantines se rebellent », manifeste pour une restauration collective bio, locale, saine et juste, éditions In8, collection Court-Circuit, 95 p., 9 €

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