Environnement

Manifestation à Nice contre le massacre des loups

Dimanche 17 janvier (10 heures, place Masséna), l’association GREEN invite les défenseurs du loup à se rassembler pour protester contre l’abus d’autorisations de tirs. Elle demandera à être reçue par la ministre Ségolène Royal pour lui remettre la pétition « Pour que vive le loup et vive le pastoralisme ».

35 à 40 des 280 loups français ont été abattus depuis cet été (14 dans les Alpes-Maritimes), en toute légalité du fait des autorisations délivrées par les préfets et la Ministre de l’écologie. Les dérogations pour tuer une espèce protégée devraient être exceptionnelles, or elles sont régulières dans le cas du loup… si bien que sa population est à nouveau en déclin. Résumé des revendications.

Dénoncer l’inutilité des tirs
Les tirs létaux sur les loups sont d’une totale inefficacité quant au problème des attaques de troupeaux : des brebis livrées à elles-mêmes attireront toujours les prédateurs. Les bergers, les chiens, les clôtures sont des mesures bien plus efficaces, preuve en est que les troupeaux bien gardés ne connaissent quasiment aucun problème de prédation. Des techniques alternatives pour protéger les ovins existent (effarouchement, sélection des chiens…) : la recherche scientifique à ce sujet devrait être soutenue par l’État.

Concilier loup et pastoralisme
Il ne s’agit pas de les opposer, mais au contraire de réclamer une protection conjointe qui assure un avenir à chacun. Avec ou sans loup, les immenses troupeaux mal gardés causent des dégâts sur l’environnement. Le loup peut créer de l’emploi, dans la surveillance, dans l’équipement de protection des troupeaux… Le pastoralisme doit évoluer vers des pratiques responsables, respectueuses de la biodiversité, en développant des techniques en accord avec les enjeux écologiques actuels.

Demander des comptes quant à l’usage des subventions
Les éleveurs perçoivent chaque année d’importantes subventions de l’État, supposées permettre l’embauche et la réfection de structures de surveillance et de protection. Il n’existe hélas ni preuve ni contrôle que ces démarches de transition sont effectivement entreprises. Une opacité des services de l’État qui explique peut-être la délivrance d’autant d’autorisations de tirs. Le contribuable est en droit d’attendre que des comptes lui soient rendus. La pétition demande que les éleveurs qui ne jouent pas le jeu ne soient plus indemnisés.

Stopper la désinformation
Le loup recolonise naturellement ses anciennes aires de répartition : il n’a pas été réintroduit, et encore moins de manière clandestine par des fanatiques… comme l’ont colporté des rumeurs reprises par des responsables politiques tel Christian Estrosi (condamné pour diffamation). L’un des objets de la manifestation est aussi de mettre fin à cette désinformation. Green invite tous les medias à la contacter pour recevoir des informations plus précises à ce sujet.

75 à 80 % des Français sont favorables au loup et ont à cœur que leur pays respecte ses engagements à le protéger (Convention de Berne).

Thierry VIMAL

 

Signer la pétition 
http://www.cap-loup.fr/la-petition/

Association Green
Quartier La Clave
06830 Gilette
contact@associationgreen.org
Facebook : Association Green

Commentaires

  1. Bonjour,
    Je tiens à faire savoir que votre article n’est qu’un tissu de mensonge, un assemblage de fantasmes qui ne repose sur AUCUNE information réelle. Premièrement, la population de loups en France est en augmentation constante (plus de 300 en 2013, prévision de 700 en 2018, source ONCFS). Les attaques sur troupeaux ces 5 dernières années se sont produites à 85% sur des élevages ayant mis en place des mesures de protection préconisées par l’Etat (à savoir chiens de protection, berger, et parcs de nuit), 100% dans le parc du Mercantour. Quasiment tous les éleveurs se sont équipés, adaptés, et ont fait évoluer leurs pratiques depuis la réapparition du loup. Le coût est supporté en partie par les aides de l’Union Européenne (les contrôles sont d’ailleurs extrêmement courants et sévères), mais sur les petits élevages en grande partie par les éleveurs, puisque ces aides sont proportionnelles au nombre de bêtes. Après plus de 20 ans, le constat aujourd’hui est le suivant: les loups se sont adaptés, sautent les filets, attaquent à plusieurs pour tromper les chiens de protection, et sont devenus un réel danger pour l’élevage extensif de montagne, la dernière alternative à l’agriculture industrielle de masse. Nombreux sont les éleveurs qui ont déjà arrêtés, éreintés par tant de fatigue et de stress. Un jeune couple d’éleveurs dans la vallée des Merveilles a vu partir sa bergère cet été, effrayée d’avoir eu à affronter en pleine nuit plusieurs loups à l’intérieur du parc de nuit. Leurs enfants n’osent plus sortir de la cabane. La vérité c’est que les éleveurs ont tout fait pour s’adapter, continuent de le faire, et voient leurs bêtes se faire éventrer quasiment devant eux, quotidiennement dans certaines régions. Les éleveurs ne sont pas pour une éradication du loup, mais pour sa régulation, afin de sauver le pastoralisme. La race n’est plus aujourd’hui menacée d’extinction, au contraire, les chiffres du ministère de l’environnement estiment qu’elle s’accroît de 20% par an à l’heure actuelle. Alors s’il vous plaît, avant de publier de tels articles diffamatoires à l’encontre des éleveurs (qui font un métier difficile, particulièrement en montagne), informez-vous, allez voir ce qu’il en est sur le terrain, beaucoup de paysans sont prêts à accueillir sur leur ferme ou leur alpage les journalistes qui veulent réellement s’informer sur la présence du loup et ses conséquences. Merci, je reste à votre disposition, vous avez mon mail. Amélie

    • Bonjour,
      Je publie bien évidemment votre réaction à cette annonce d’une manifestation contre les « prélèvements ». Nous sommes des journalistes avant toute chose. Pour le reste, la question des chiffres et des faits, puisque chacun avance les siens, sachez qu’il est d’ores et déjà prévu une grande enquête « loup » sur un prochain numéro de notre magazine. Il va y falloir plus de rigueur qu’annoncer des statistiques sans sources fiables. Je conserve donc en effet précieusement votre mail pour une reportage qui donnera bien évidemment à entendre le point de vue des éleveurs.Bien cordialement. Stéphane Robinson

  2. je vous’ réponds j’eet je suis tombée en charante un soir sur un chien pour moi qui a gr
    atter à ma porte j’ai ouvert et direct il est allé sous le lit de mon bébé il se trouve que c’était un loup un vrai il nous a choisis ça reste et ça restera un amour

  3. Pour ce qui est des sources, je ne m’y suis pas trompé, j’étais journaliste avant d’être éleveuse! Voilà le lien vers le site du ministère de l’écologie et du développement durable (site que vous devriez peut-être aller visiter, vu l’intitulé de votre journal), page 7, chiffres et affirmation d’une population en augmentation: http://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/201409-PUB-PlanActionNationalLoup20132017_web_cle278d31.pdf
    Pour ce qui est des histoires d’éleveurs, il suffit de se déplacer de son bureau, et d’aller voir ce qu’est le quotidien de gens qui s’investissent, qui élèvent des chiens de près de 100kg (et les nourrissent), qui font et défont des parcs à longueur de journée, tout ça pour rien. Pour les lecteurs intéressés, une journaliste de Libération avait tenté l’expérience, voilà le lien de son article: http://www.liberation.fr/terre/2014/09/19/elevage-l-impact-des-loups_1104210
    Nous en avons marre d’être stigmatisés comme « anti-écolos » et rétrogrades, alors que nos activités pastorales ont sculpté et continuent de sculpter les paysages de montagne, participent pour une immense partie à la biodiversité, et que notre combat pour une agriculture saine et durable rejoint directement les préoccupations d’écologistes convaincus. Il y a un équilibre à trouver entre la sauvegarde du loup à tout prix et celle de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement qui sont directement menacées par les attaques toujours plus nombreuses.

    • Parfait, je pense que vous êtes donc donc notre future interlocutrice idéale pour le « dossier loup » à venir. Pour le reste, deux remarques. Un, nous ne sommes pas des gratte-papiers, nous sommes des journalistes de terrain. Aucune leçon à recevoir donc pour ce qui est de « sortir de son bureau », fut-ce d’une éleveuse professionnelle. Deux, restez confiante : dans l’histoire, le super-prédateur ça reste quand même l’Homme. Le rapport de force en l’état ramènera toute cette histoire à votre avantage très prochainement, soyez-en bien convaincue. On l’avait quasiment décimé, ça n’est pas lui qui va dicter sa loi. C’est vrai quoi : un ratio de 40 prélèvements sur 300 individus, ça reste faible. Faisons confiance à Mme Royal pour augmenter ce quota. On finira bien par parquer les derniers survivants, et tout ira pour le mieux… Bonne soirée

  4. Cet article est truffé de phrases issues de propagande des rewilders.

    Le titre est mensonger: avec plus de 3000 brebis, chevaux, vaches, veaux, chèvres, animaux domestiques égorgées chaque année, RIEN QUE DANS LES ALPES MARITIMES, soit une moyenne de 9 par jour, le massacre est bien du côté de l’éleveur. Ce sont les chiffres officiels du gouvernement, les chiffres des bêtes indemnisées avec votre argent. Pour info, l’année dernière, dans le 06, c’était seulement 2800 bêtes égorgées, et l’année d’avant, c’était 2500 betes égorgées par le loup. On peut voir que cela augmente chaque année. De quel coté est le massacre ?
    Depuis 1992, les éleveurs du mercantour ont tout essayé, et la conclusion est là depuis bien longtemps:
    IL N’Y A PAS de cohabitation possible entre un grand prédateur intelligent, et un steak sur pates un peu moutonnier. Toutes les mesures préconisées, indispensables pour être indemnisé, ont été prises depuis des années. Le mythe du berger qui abandonne ses bêtes au loup est totalement odieux. Pas un seul berger au monde n’aime voir son troupeau dévoré, apeuré, avortant, stressé. Tous suivent les recommandations et sont équipés selon ces recommandations, mais rien n’y fait.
    Les soi-disant amis des animaux semblent complètement se moquer des milliers ( plus de 10 000 en france cette année 2015) d’animaux égorgés, éventrés, sans compter ceux que l’on a du abattre car leur souffrances sont trop grandes, et leur blessures inguerrissables.

    Par contre, quand on regarde un peu mieux d’où vient cet enguement subit du public pour une espèce en croissance constante, pas du tout menacée, on découvre de magnifiques jeux de pouvoir:

    Qui est au conseil d’administration de l’association française de fanatiques du loup Ferus ? Une fondation très connue, le principal greenwasher de la planète, qui vend très cher ses partenariats, ses labels et logos, financée par Carrefour ( 5ème distributeur mondial de produits de l’élevage), financée par Bel ( leader mondial du fromage en portions), Sodexo, numéro un mondial de la restauration (on y sert de la viande et des produits laitiers), et par des dizaines d’autres entreprises de l’agro alimentaire mondial.
    Quelle est cette fondation qui aime les animaux ? c’est celle dont le président, un roi, s’est cassé la hanche il y a quelques années, en chassant l’éléphant et les grands fauves en afrique, un vrai adorateur des animaux…..
    Ces entreprises de l’agro-alimentaire, ces fondations bidon, financent et soutiennent tous les mouvements de rewilding ( rewilding: écarter les humains des espaces naturels, en interdisant leur présence dans la nature), ce qui leur permettrait de récuperer les marchés de l’élevage artisanal, dernier écueil pour la maitrise des marchés, et de nouveaux points pour leurs actionnaires !. Et les mouvements de rewilding sont tous partie prenante des associations de protection du loup ! Et pour réensauvager, il n’y a que l’alibi des grands prédateurs. Ou comment profiter de la naïveté des adorateurs des animaux, pour massacrer d’autres animaux, détruire des territoires, détruire 10 000 ans de culture pastorale.

    Sachant qu’il y a des égorgements par les loups à peu près toute l’année dans les alpes maritimes, y compris à quelques dizaines de minutes de Nice, je conseille à ceux qui n’ont jamais vu des bêtes égorgées d’aller les voir avant d’aller manifester place massena.

    • On appellera donc ça un droit de réponse… Nous sommes en train d’enquêter sur le sujet, et interrogerons bien sûr les éleveurs. Déjà beaucoup d’autres sons de cloche de leur part que ce que vous avancez ici… Rendez-vous dans un prochain numéro pour nous permettre d’avancer un sentiment global sur le sujet sur la base de données fiables et dépassionnées. Bonne journée.

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