Environnement – Page 4

COP21 : Kristian et l’arche de Noé Climat

Les 140 sculptures de l’Arche de Noé Climat, créées à partir des esquisses du dessinateur de presse azuréen Kristian, s’expose au Bourget, au cœur de la COP21. « Dans l’Arche de Noé biblique, c’est au déluge que les hommes et les animaux de ces temps immémoriaux sont confrontés ; avec Arche de Noé Climat, c’est au réchauffement climatique que notre bestiaire appelle à résister » précise Gad Weil, metteur en scène d’événements de rue, spécialement mandaté par Ségolène Royal. Chaque sculpture, dont les mensurations sont impressionnantes ( 2,10 m de haut, de 2,80 m de long pour 300 kg, jusqu’à 3,50m de haut pour les girafes) est réalisée en Altuglas, un verre acrylique recyclable à l’infini. Le bestiaire coloré a rencontré un vif succès et pour cause : il a été créé pour sensibiliser la jeunesse à la lutte contre le changement climatique.  Après avoir été exposées en septembre aux Invalides et au Jardin des plantes puis à Strasbourg, Toulouse , Aix en Provence et avoir servi de décor à l’émission  » Complément d’enquête « , les sculptures imaginées par Kristian seront présentées en 2016 à New York, Valbonne Sophia Antipolis et Tokyo.

En PACA, on se bouge pour le climat

Alors que la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) se tient à Paris jusqu’au 11 décembre et focalise l’attention des dirigeants, le Centre de Découverte du Monde Marin invite le public à découvrir son stand Climat et à proposer ses initiatives. Lundi 7, jeudi 10 et samedi 12 décembre, de 10h30 à 16h30, l’initiative « En PACA, on se bouge pour le climat », soutenue par le Conseil Régional PACA, invite à l’échange sur la Promenade du Paillon à Nice. Situé sous la pergola en face de l’aire de jeux des enfants, le stand, accueilli par la Maison de l’environnement, proposera des animations ludiques et pédagogiques pour comprendre le changement climatique à travers différentes thématiques : eau, déchets, biodiversité, habitat, mobilité et consommation. Petits et grands seront sensibilisés grâce à des solutions simples pour lutter, à leurs niveaux, contre le réchauffement. Vélo électrique, minuteur pour la douche, mousseur d’eau, chargeur solaire portable et ampoule basse consommation, les solutions de réduction de gaz à effet de serre, de consommation d’eau et d’énergie au quotidien ne manquent pas. Le Centre de Découverte du Monde Marin est une association d’éducation à l’environnement et au développement durable depuis 1991. Elle vise à sensibiliser le public aux problématiques environnementales en milieu scolaire, hospitalier, maisons de retraite et milieu naturel. Elle oeuvre au niveau local et méditerranéen (Initiateur et animateur du Réseau Euro-Méditerranéen : www.resomed.org). L’occasion de rappeler à toutes les générations qu’il suffit parfois de quelques gestes simples pour devenir plus responsables et préserver les ressources de la planète.

Environnement : la biodiversité du Mercantour au fil des pages

En 2007, le Parc national du Mercantour et son voisin italien le Parco naturale Alpi Marittime se sont lancés le défi fou de recenser l’intégralité des espèces vivant sur leurs territoires. Une première en Europe. Cet inventaire généralisé de la biodiversité a mobilisé plus de trois cent cinquante taxonomistes, venus de toute l’Europe pour répertoriés chaque insecte, araignée, mollusques, mousses, lichens et autres êtres vivants présents sur cette extrémité des Alpes. Ce travail de patience a été récompensé par le recensement de plus de 12 000 espèces dont 50 nouvelles pour la science. Le livre  » Biodiversité des Alpes, l’inventaire sans frontières » de Lise Barnéoud et Francine Brondex dresse en images l’aventure de cet inventaire pour les curieux et les amoureux de la nature.

 

Cap de Nice : promenades et découvertes botaniques

Le Centre de Découverte du Monde Marin proposent des promenades pédestres ludiques au Cap de Nice. Les deux dernières sorties 2015 sont prévues le mardi 1er et le jeudi 17 décembre. Au programme : l’observation des richesses botaniques (griffes de sorcières, criste marine, agaves, aloès…) avec un guide spécialiste en environnement marin sur le sentier des Douaniers. L’occasion pour les 12 participants de découvrir le patrimoine local et l’environnement méditerranéen en plein air.
Le départ a lieu à la base de l’Aigle Nautique à 14h pour deux heures de marche en direction de la rade de Villefranche-sur-mer. Une collation est offerte aux promeneurs.

Inscriptions, renseignements et tarif en téléphonant au
Centre de Découverte du Monde Marin au 04 93 55 33 33.

 

 

 

Vence : rencontre autour des déchets

La faune et la flore méditerranéennes sont menacées par les déchets rejetés par les nombreux cours d’eau qui alimentent cette mer fermée. La qualité des eaux est gravement impactée par les rebuts plastiques. L’expédition scientifique TARA a pu mesurer les enjeux environnementaux qui feront l’objet d’une rencontre / débat intitulé « Déchets : de la consommation à la mer ! » le 18 novembre à 20 h à la médiathèque de Vence. La soirée sera animée par la chercheuse à l’observatoire océanologique de Villefranche sur mer Stéphanie Petit, membre de la mission « TARA Méditerranée ». Le public pourra échanger autour des observations et analyses de la scientifique et trouver des réponses concrètes à ces questions : « Quel est l’impact des productions humaines sur la Méditerranée? », « Les déchets peuvent-ils devenir une ressource ? », « Quelles mesures peuvent être prises en amont ? ». Entrée libre et gratuite.

Renseignements auprès de Vence Initiative Environnement : 06 24 62 76 39.

 

 

 

 

MATIÈRE GRISE : le Forum d’Urbanisme et d’Architecture de Nice se met à l’heure de la COP21

À l’occasion de la 21ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21), le Forum d’Urbanisme et d’Architecture de la Ville de Nice programme, du 4 novembre 2015 au 23 janvier 2016, en collaboration avec le Pavillon de l’Arsenal, la première présentation en France après Paris d’une exposition intitulée « Matière grise », consacrée à la question du réemploi des matériaux de construction comme source de création et d’innovation au-delà de la simple dimension de responsabilité écologique.

Inaugurée hier soir par Christian Tordo, Adjoint au Maire délégué au Foncier, aux Autorisations d’Urbanisme, à l’Architecture, à l’Aménagement Urbain et à l’Aménagement du Territoire, l’exposition « Matière grise » a été créée par le Pavillon de l’Arsenal, Centre d’information, de documentation et d’exposition d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la Métropole parisienne, adaptée et prolongée par une programmation locale d’événements spécifiquement pour sa présentation au Forum d’Urbanisme et d’Architecture. A Nice, une mise en espace pour le moins minimaliste est proposée autour de l’ouvrage éponyme de Julien Choppin et Nicolas Delon du collectif ENCORE HEUREUX.

Consommer « plus de matière grise » pour consommer « moins de matières premières » est l’un des enjeux de cette exposition, qui présente soixante-dix réalisations en France et à travers le monde mettant en pratique l’usage renouvelé des matériaux comme source de sens et d’intelligence : une simple serre agricole née de l’assemblage de vieux pare-brise de voitures en Mongolie, des briques de seconde main pour construire des pavillons neufs, les portiques d’un viaduc autoroutier qui structurent une villa, le bardage refusé pour un centre commercial qui enveloppe une école des arts du cirque, 72 000 dalles de moquette qui soutiennent une maison, au futur siège du Conseil européen qui se pare d’une façade composée de 3 000 fenêtres récupérées.

Pour prolonger l’exposition, une installation originale en matériaux de réemploi est créée au cœur de la galerie par les architectes du Collectif Etc. en collaboration avec des étudiants de l’École de Condé Nice.

« (…) Le titre donné à [cette exposition] peut s’entendre dans un double sens. Il pourrait se résumer par l’idée de consommer plus de matière grise pour engendrer moins de matières grises. Ce passage du singulier au pluriel distingue les deux significations que nous prêtons à cette expression. Moins de matières grises, c’est moins de tout ce qui constitue la face cachée de la matière. Moins d’énergie pour extraire, transformer et mettre en œuvre la matière, c’est diminuer ce que l’on appelle l’énergie grise. Moins de pollutions, de rejets et de déchets, c’est aussi réduire l’entropie inéluctable de la matière, c’est retarder son devenir gris, symbole d’abandon et dédain. Plus de matière grise, c’est plus de conscience, de lucidité, d’invention et de créativité pour un usage responsable de la matière. C’est miser sur la pluralité des intelligences qui façonnent le rapport au monde car, si les ressources terrestres sont finies, les ressources intellectuelles semblent infinies. Au cours du siècle dernier, l’humanité n’a jamais consommé tant de matière au moment même où elle accumulait d’immenses savoirs. Dans cet ouvrage, investigations théoriques dialoguent avec expérimentations pratiques. Quatorze auteurs se prêtent au jeu d’exprimer en quoi le réemploi questionne leur propre discipline. Treize conversations avec des professionnels et des praticiens soulèvent des problématiques et font émerger des pistes nouvelles. À ces écrits se combinent soixante-quinze projets construits. De l’Iran à l’Australie, d’une simple cabane au futur siège du Conseil européen, ces réalisations nous montrent autant d’occasions de redonner vie à des matériaux et forment un ensemble hétérogène, rempli d’histoires et de possibles. Matière grise est un journal de voyage avec ceux qui questionnent leur façon de concevoir et de construire. »
(Julien Choppin & Nicola Delon, ENCORE HEUREUX, architectes – Concepteurs scientifiques de l’exposition)

Forum d’Urbanisme et d’Architecture
Du 4 novembre 2015 au 23 janvier 2016
Place Yves-Klein – Nice

Ouvrage disponible à la Librairie Masséna

Illustration : bonnefrite

 

© Ressources Magazine | Powered by WP & IPAOO