Économie

Pour consommer plus éthique, et si on payait en Coopek ?

C’est la bonne idée venue du Tarn… Le 3 octobre 2016, une poignée de motivés de la région Midi-Pyrénées a lancé le Coopek, une monnaie complémentaire numérique à vocation nationale. Pouvant être utilisé en « complément » – donc – de l’euro, ce moyen de paiement a pour ambitieux but de « mettre en place une économie nouvelle, plus juste, plus respectueuse de l’environnement et moteur d’une société plus durable ». Ressources a passé le Coopek à la moulinette.

Comment ça marche ? 

Dès que le Coopek est implanté près de chez vous, si vous souhaitez en bénéficier, il suffit de se rendre sur le site de la monnaie, de souscrire à un abonnement annuel à la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui l’a lancée (20 € pour un particulier, 50 € HT pour un entrepreneur). Cela fait de vous un membre de la coopérative Coopek. Il est possible ensuite de créditer son compte et de recevoir sa carte nominative de paiement, sachant qu’1 € = 1 Coopek. La souscription de base est de 50 € pour un particulier, 100 € pour une entreprise, entièrement restituée en Coopek. La SCIC met à jour, au fil de l’implantation de sa monnaie en France, les lieux qui l’acceptent. Au plan national, le Coopek bénéficie déjà d’un premier partenaire : les magasins Biocoop.

Quel intérêt de payer en Coopek ?

Servir l’économie réelle. Postulat n° 1 : « le Coopek n’a pas vocation à remplacer le système actuel mais bien à apporter un système complémentaire qui profite aux plus engagés pour un développement plus durable et une société plus équitable », dixit l’équipe, qui voulait créer une monnaie au service de « l’économie réelle » ; hors système bancaire, en dehors de toute spéculation sur les marchés boursiers donc invulnérable en cas de crise financière. « 98% de la monnaie existante dans le monde sert aux échanges boursiers ou financiers. Donc, seulement 2% servirait à l’économie réelle. (…) La raison voudrait que tout cela s’arrête. Une raison plus grande encore consiste à imaginer des solutions alternatives et complémentaires », plaide-t-on dans les instances de la SCIC Coopek.

Favoriser les entreprises françaises. « Le but est de favoriser les échanges locaux, en circuit court, mais aussi les entreprises françaises, puisque la monnaie est nationale », explique Gérard Poujade, cofondateur du Coopek. Exemple : « si vous quittez la Côte d’Azur pour aller vivre en Côtes d’Armor, le but est que vous puissiez continuer à utiliser le Coopek. La monnaie vous permet aussi d’aller chercher le bon produit là où il est en France », détaille-t-il.

Gagner en pouvoir d’achat et d’action citoyenne. En payant en Coopek, chaque usager à accès à une bonification. En changeant ses euros en Coopek, le particulier bénéficie d’un bonus. Son compte est crédité de + 10% : 5% en pouvoir d’achat et 5% en Coopek solidaires (100 € sont égaux en fait à 105 Coopek). Les Coopek solidaires lui permettent de financer des associations à but non lucratif, sélectionnées par la SCIC et servant quatre secteurs de la transition : énergétique, alimentaire, carbone et sociale. Les sociétés qui adhèrent au Coopek peuvent, elles, se servir de la monnaie pour « fidéliser leurs clients » mais aussi « accéder à des crédits mutuels inter-entreprises à taux zéro », toujours pour financer des projets soutenant ces quatre grands items de la transition.

Où est-elle déjà implantée ? 

L’idée du Coopek a germé il y a 5 ans dans la tête de Gérard Poujade, ex vice-président de la région Midi-Pyrénées, maire de la ville de Le Sequestre. C’est donc dans le Tarn, où la SCIC est implantée, que les premiers repérages, maillages territoriaux et tests sur le terrain ont eu lieu, rien de bien étonnant. Là-bas, le Coopek a déjà ses adeptes. En tête des utilisateurs : le secteur… du bâtiment. Chocolatiers, acteurs de l’agro-alimentaire se sont aussi saisis de la monnaie complémentaire. Fin octobre, à Toulouse, une première boucle d’échanges vertueux permis par la monnaie sera présentée : un centre de compostage, une mutuelle et une clinique du même secteur ont adhéré à la SCIC. « Concrètement, cela permettra au particulier de payer en Coopek à la clinique, à la mutuelle de rembourser ses clients en Coopek et à la clinique de payer le centre de compostage pour la valorisation de ses déchets de la même manière. On est au-delà des échanges particuliers-entreprises car le Coopek permet aussi des échanges inter-entreprises », ajoute Gérard Poujade.

Comment faire en sorte que le Coopek débarque sur la Côte d’Azur ?

Encore au tout début de son aventure, la SCIC Coopek a d’ores et déjà découpé le territoire national en 308 secteurs géographiques. Pour que la monnaie, uniquement implantée pour l’heure dans le Tarn, se développe ailleurs, « il suffit qu’une vingtaine d’entreprises et/ou associations manifestent leur intérêt dans un même secteur pour que l’on installe un aKtiveur, c’est-à-dire une société ou une structure-référante localement de la monnaie. Ensuite, nos équipes se mettent à disposition dans cette région pour aider cette communauté à développer le Coopek et à trouver d’autres adhérents », explique Gérard Poujade, qui précise que des personnes se sont déjà manifestées du côté de « Nice, Fréjus, Marseille… »

L’idée vient-elle de sortir du chapeau ?

Non ! Le Coopek ne cache pas notamment sa familiarité avec le WIR, cette monnaie complémentaire destinée aux TPE-PME suisse et mise à l’honneur dans le documentaire-événement de Cyril Dion et Mélanie Laurent, Demain. Créée après la crise de 1929 à Bâle, cette monnaie, contemplée comme un OVNI à ses débuts, est utilisée, 80 ans plus tard, par… 60 000 PME suisses (+ de 20% des entreprises du pays) ! Elle permet aux entrepreneurs d’un même territoire de faire affaires les uns avec les autres, en dehors du système spéculatif des banques conventionnelles, et de créer ainsi une bulle financière en forme de bouclier anti-crise, puisque l’argent ne risque pas de perdre de valeur. En Suisse, le WIR est même devenu une banque. A une différence près : il n’y a ici aucuns intérêts sur les avoirs. Ce qui incite donc les détenteurs de WIR à les dépenses tout de suite, et donc à faire tourner l’économie de leur pays.*

Dans le Tarn, c’est justement dans le but de combattre la précarisation que Gérard Poujade, ingénieur de formation, a développé son idée. « En 2005, Le Sequestre, la commune dont je suis maire, a été l’une des premières de France à élaborer un Agenda 21, accès sur la lutte contre la pauvreté. Nous nous sommes beaucoup renseignés sur le sujet, au fil de rencontres, de conférences. C’est comme ça qu’on a découvert le concept de monnaie complémentaire. On l’imaginait régionale, mais l’aspect national lui donne encore plus de sens », conclut le cofondateur. La SCIC Coopek, qui compte une équipe d’une dizaine de personnes, aborde ce défi national pleine d’espoir et de lucidité. « Deux millions d’utilisateurs ne vont pas se lever en quelques jours. Nous voulons faire grandir progressivement Coopek en créant des réseaux robustes, petit à petit, région par région… » Des projets de monnaies locales complémentaires ont eux déjà fleuris sur la Côte d’Azur, à l’instant du Renoir, récemment lancé par les commerçants de Cagnes-sur-Mer pour défendre le commerce de proximité contre le monopole des centres commerciaux Polygone Riviera et Cap 3000 (lire Ressources #3 et #5).

*Source : Demain, le livre par Cyril Dion, éditions Domaine du possible – Actes Sud.  

IEPM : un nouveau souffle sur la coopération méditerranéenne ?

Signe des temps, Alexandre Jardin, créateur du mouvement Bleu-Blanc-Zèbre était hier soir le grand invité de BFM TV, y martelant inlassablement son credo d’une société civile se réappropriant le pouvoir autour des « faiseux ». Comme en écho à ce mouvement de fond qui semble saisir l’ensemble du pays depuis de nombreux mois, était annoncé officiellement ce midi à Nice le lancement de l’association IEPM : Initiatives Économiques Pour la Méditerranée. Autour d’une profession de foi qui fait pareillement la part belle à la société civile et au pragmatisme…

Du reste, L’ IEPM n’est pas fondamentalement une création ex nihilo. La toute nouvelle association conserve le sigle initial d’un IEPM créé en 1999 : L’Institut d’Etudes Politiques Méditerranéennes qui allait être placée sous le haut parrainage de SAS Albert II de la fondation du Club de Monaco en mars 2002. Le besoin d’évolution d’une dimension académique et politique vers une dimension économique plus opérationnelle s’est fait sentir avec la crise profonde actuelle en Méditerranée autant que par le constat de l’inefficacité sur le terrain d’initiatives telles que le processus de Barcelone (novembre 1995) ou L’Union pour la Méditerranée (2008).

A l’origine de cette seconde jeunesse de l’ IEPM-Club de Monaco, deux hommes : Henri Malosse, Président sortant du comité Économique et Social Européen à Bruxelles, et Jean-Claude Fontanive, expert international des relations Nord-Sud et plus particulièrement celles du bassin méditerranéen. Pour Henri Malosse, Président de l’association, celle-ci se définit comme « une plateforme d’échange d’expériences » ayant pour mission de « créer une dynamique de coopération dans toute la Méditerranée. » Avec un siège basé dans les locaux de l’UPE06, l’on pourrait être tenté de réduire cet IEPM deuxième génération à une sorte de vaste CCI méditerranéenne. Il n’en est rien. L’ambition affichée par celui-ci est de relancer la coopération sur les deux rives de cette « mare nostrum » en crise par la transformation, à terme, de la toute nouvelle plateforme basée à Nice, « au carrefour des sociétés civiles méditerranéennes », en un véritable Conseil Économique et Social de la Méditerranée. Car pour Henri Malosse, force est de constater qu’aujourd’hui «  le sud de l’Europe est en panne. Un comble pour des civilisations censées être les plus anciennes du monde. »

Pour ne pas tomber à nouveau dans les illusions des « coquilles vides » et autres « machins », l’accent est donc clairement mis d’emblée sur le pragmatisme. Avec trois grands principes fondateurs. L’indépendance, tout d’abord. L’ IEPM se revendiquant clairement apolitique. Le collaboratif, ensuite. Il s’agit de favoriser le dialogue et l’action conjointe entre l’entreprise, la société civile et l’enseignement. Enfin, la stimulation du vivier PME/PMI. Pour Yvon Grosso, Président de l’UPE06, l’ambition est de « faire de la fertilisation croisée avec des entreprises du bassin méditerranéen, à commencer par les PME/PMI. » Pour Jean-Claude Fontanive, il s’agit bel et bien d’apporter les conditions  idéales de collaboration et d’échange entre petites et moyennes structures des deux côtés de la Méditerranée : « nous parlons d’espaces et non de territoires : ce qui compte, ce sont les points d’appui de ces territoires et comment créer ces points d’appui quand on n’est pas une multinationale. » En la matière, l’association mène déjà des actions concrètes, notamment sur les filières huile d’olive et figue de Barbarie. Et l’IEPM est d’ores et déjà interface privilégiée entre l’OCDE et la Tunisie.

Chaque année, L’ IEPM choisira une thématique de travail. Pour 2016, l’accent sera porté sur la « sécurité » à travers « ses multiples dimensions susceptibles de stabiliser les nouveaux espaces méditerranéens. » Et puisque l’action est le maître-mot de cette toute nouvelle association, un premier programme envisage « 5 actions clés » : la création du CESM (Conseil Économique et Social Méditerranéen), la tenue à Nice les 30-31 Mai 2017 d’un congrès « World Security Congress », la préparation de colloques thématiques, la création d’une chaire « Nouveaux espaces Méditerranéens », et enfin la promotion de la création d’un Institut International sur le thème des « Espaces Méditerranéens de la Sécurité » avec le groupe WAITO (World Anti Illicit Traffic Organisation).

Qu’on ne s’arrête pas sur la prévalence apparente de la thématique « sécurité » selon Henri Malosse : l’enjeu est de commencer par établir une relation de confiance. Trafics illicites, concurrence déloyale… Préalable incontournable selon le criminologue Pierre Delval, Président Fondateur de la WAITO, mais qui ne vide en rien l’initiative IEPM de sa dimension éducative : «  Il ne peut y avoir de volonté de faire évoluer les mentalités à travers le développement économique sans éducation, sans enseignement. »

 

 

INITIATIVE CLUB NICE CÔTE D’AZUR : TOP DÉPART POUR L’OPÉRATION CROWDFUNDING 100% RÉSEAU

Jeudi 25 février, 19h00, Nice. Soirée INCA au siège de la Banque Populaire Côte d’Azur. Aucun rapport avec une conférence d’éminents spécialistes des civilisations précolombiennes. Le réseau Initiative Nice Côte d’Azur a organisé ce soir-là une grande soirée spécial Crowdfunding. Le réseau INCA, créé en 1997 par Véronique PINCE sous le nom de FIER ENTREPRENDRE, peut se targuer d’avoir soutenu et accompagné plus de 1500 entreprises sur les Alpes-Maritimes en 20 ans. Ce soir-là, 150 entrepreneurs ont répondu présents à l’invitation de cette plateforme au service des créateurs/repreneurs d’entreprise de la Métropole Nice Côte d’Azur et du Pays des Paillons. Objectif : leur présenter le projet de création d’une appli géolocalisée permettant aux entreprises INCA de gagner en visibilité et de jouer à plein la logique réseau. Nom de code  : INITIATIVE CLUB NICE CÔTE D’AZUR. Mot d’ordre : connectons les talents.

Toujours encline à s’effacer face au créateur/repreneur, la fondatrice d’Initiative Nice Côte d’Azur s’étonne toujours de «  la méconnaissance que tous ces entrepreneurs ont de leur immense contribution à la dynamique économique et sociale de leur région. Ils ont la tête dans le guidon, sont concentrés sur leur activité, et n’ont pas forcément conscience de l’immense apport que l’addition de leurs activités constitue à échelle du département, et au-delà. D’où l’idée pour nous d’aller plus loin avec la création de cette application pour mobiles et tablettes, mais aussi la constitution de ce réseau social. » L’idée étant de pouvoir se localiser et s’identifier entre entrepreneurs INCA où que ce soit et à tout moment.

Devant un parterre d’entrepreneurs de tous horizons, le facétieux dessinateur de presse Jean-Jacques Beltramo s’est aussi illustré ce soir-là par son sens de l’animation. Un petit jeu proposé par les étudiants de l’IDRAC, co-organisateurs de la soirée, permit ensuite de monter encore d’un cran la température d’une salle toute acquise à l’esprit d’initiative à la mode INCA. Esprit d’initiative si bien retranscris par le film du photographe/réalisateur Franck Terlin (ci-dessous), d’après une idée originale de Philippe Bucaro. Oui, « tant d’efforts produits, tant d’énergie investie… Votre envie est plus forte que vos peurs, plus intéressante que vos doutes. » C’est du reste, selon Véronique Pince, le point commun de ces centaines de créateurs/repreneurs qu’elle a pu rencontrer tout au long de ces années : « ils ont tous en commun cette indestructible foi en leur projet, par-delà les difficultés et les freins. Ils ont tous en commun cette passion chevillée au corps. Et que rien n’arrête. »

Jeudi dernier, le lancement officiel de l’opération KisskissBankBank d’Initiative Nice Côte d’Azur s’est poursuivi jusque tard dans la soirée autour d’un buffet proposé par des professionnels du réseau. Un bruissement ininterrompu de créateurs passionnés et visiblement disposés à l’échange. Une vraie ruche d’entrepreneurs préfigurant on le souhaite le nécessaire buzz dont a besoin l’opération appli et réseau social INCA.

Pour soutenir l’initiative et l’esprit d’entreprise local tel que proposé par ce réseau INCA aussi chaleureux que généreux, rendez-vous sur la page KissKissBankBank dédiée :
INITIATIVE CLUB NICE CÔTE D’AZUR, réseau social des entrepreneurs

 

 

A Sophia, les étudiants décortiquent l’économie circulaire

Et si l’économie circulaire était le modèle d’avenir pour les entreprises ? C’est l’ambitieuse question sur laquelle les étudiants en Master 2 « développement industriel » de l’Université de Nice ont planché. Une réflexion qui ne s’est pas cantonnée à leur salle de cours ou leur copie de partiel. Ce jeudi après-midi, ils organisaient sur ce thème leur conférence annuelle, ouverte au public, dans les locaux du très pointu Groupe de recherche en droit, économie et gestion (Gredeg), à Sophia-Antipolis. Preuve que des visions nouvelles de l’économie fertilisent sur la Côte : parmi les 115 personnes présentes, plus de 80% de professionnels, venus potasser le sujet. Pour les éclairer, c’est un aréopage d’orateurs, méticuleusement sélectionnés par les étudiants, qui a investi la tribune, du chercheur au chef d’entreprise. Tous ont creusé derrière la formelle définition de l’économie circulaire, qui désigne « un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie », selon le ministère du Développement durable. En essayant de sortir de l’ornière du « produire pour jeter » et en réinventant le monde de l’entreprise, du marketing jusqu’au mode de gouvernance.

L’occasion d’en savoir plus sur l’évolution des usages, alors que l’achat de produits d’occasion est passé de 17% en 2009 contre 28% en 2014 ou encore que l’attractivité de la voiture a chuté de 15% chez les jeunes par rapport aux 80’s, dixit Nathalie Lazaric, chercheuse à Sophia (CNRS – Gredeg). A l’heure aussi où « le consommateur est devenu un média influent capable de faire et défaire l’e-réputation d’une marque sur le Web », ajoute le publicitaire Bruno Valentin.

Mais l’agite-méninge a aussi permis de constater qu’on se bouge pour proposer des alternatives sur la Côte d’Azur. Du côté de Grasse, la SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) Tetris applique magistralement, par exemple, les concepts de l’économie circulaire à l’échelle d’un territoire en proposant un éco-système d’entreprises et d’associations basé sur les valeurs de réciprocité (comprenant entre autres Repair café, activités de réparation de vélos, d’ordinateurs, chantiers d’insertion autour du reconditionnement d’objets…). Tandis que la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) échafaude des expériences de mises en commun des ressources sur des parcs d’activités azuréens, que des entreprises repensent la gestion des déchets dangereux, comme l’amiante,  ou réinventent les modes de gouvernance à l’instar de la société de matières premières aromatiques grassoises Albert Weille. Réjouissant.


 

CONFERENCE DÉBAT : « La semence dans tous ses états »

La semence est la source de notre nourriture.
Depuis les années 60 et l’apparition des premiers hybrides F1, la situation de la semence n’a cessé de se durcir.
La dérive est encore plus aberrante avec les OGM. La semence naturelle est devenue illégale, elle ne peut être ni cultivée, ni vendue, ni échangée, ni même donnée…

Conférence/Débat à l’initiative de l’association ÊTRE SOI,

animé par Jocelyn Moulin de l’association Kokopelli

Vendredi 22 janvier 2016 à 18h30
Maison de l’environnement
31, avenue Castellane – 06100 Nice

Renseignements sur place, par téléphone ou email 
Armelle : 06 82 68 02 29
contact@etresoi.ovh

 

 

 

 

Ragni et Novéa Énergies prennent en main le marché de l’ éclairage solaire

Par leur alliance, Ragni et Novéa Énergies renforcent leurs compétences, optimisent leurs offres et développent de nouvelles solutions sur le marché de l’éclairage solaire et de l’éclairage intelligent. Leur complémentarité, leurs valeurs communes et leurs ambitions partagées sont à l’origine d’une synergie naturelle entre ces deux acteurs incontournables de l’éclairage public. La maîtrise des nouvelles technologies de Novéa Énergies, alliée à la longue expertise du marché et à la notoriété internationale de Ragni renforce une position de leader dans le domaine de l’éclairage autonome.

Ragni, fabricant français de matériel d’éclairage public et Novéa Energies, spécialiste de solutions d’éclairage autonome, officialisent aujourd’hui la mise en commun de leurs savoir-faire respectifs afin de proposer une offre innovante dans les domaines de l’ éclairage extérieur solaire et du smart lighting.

L’entreprise Ragni, fondée en 1927 et basée à Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes est reconnue et appréciée pour son expérience et sa maîtrise de l’ éclairage public, ce que confirment son chiffre d’affaires de 31,6 millions d’euros et son résultat net de 2,4 millions d’euros en 2014. PME familiale et indépendante, Ragni se place toutefois parmi les leaders du marché de l’ éclairage public. Acteur de l’évolution technologique, Ragni a également développé une large gamme de luminaires à LED pour répondre aux problématiques de gestion de l’énergie et de performance d’éclairage. Dès 2009, Ragni, s’engage dans l’émergence et le développement de l’éclairage à l’énergie solaire en France et à l’étranger.

Novéa Energies, créée en 2007 et implantée à Beaucouzé dans le Maine-et-Loire, est spécialisée dans la fabrication de systèmes d’ éclairage public autonomes. Cette jeune société issue d’un écosystème innovant en plein cœur de la French Tech et de la Technopole d’Angers a très rapidement démontré son potentiel en devenant un acteur de premier plan sur son marché et en atteignant un chiffre d’affaire de 1,4 millions d’euros. Fortement animée par l’esprit d’innovation, Novéa a su tisser des liens avec différents laboratoires. Un solide partenariat avec le CEA et plus de 3 ans de recherche ont permis d’aboutir au développement d’une batterie dédiée aux applications d’éclairage solaire, permettant d’atteindre 20 ans de durée de vie.

L’ENTRÉE DE NOVÉA DANS LE GROUPE RAGNI CRÉE UN LEADERSHIP NATIONAL ET INTERNATIONAL DANS LE DOMAINE DE L’ÉCLAIRAGE AUTONOME ET INTELLIGENT. 

D’une part, la convergence de leurs valeurs familiales, humaines et morales conforte l’évidence de ce rapprochement et d’autre part, cette alliance permet à Ragni et à Novéa d’affirmer un leadership basé sur la maîtrise globale et partagée de la technologie d’éclairage autonome. La prise de participation de Ragni dans le capital de Novéa témoigne de la volonté d’un échange gagnant/gagnant entre les dirigeants.

Ragni compte une filiale aux États-Unis (Ragni Lighting) et une autre en Bosnie-Herzégovine (Ragni IC). Novéa intègre donc un groupe solide qui lui permettra de développer de nouvelles solutions toujours plus innovantes d’éclairage autonome, un marché de niche et de conjoncture en pleine croissance. Par cette alliance, les deux entreprises donnent le jour à une forte synergie et à une évidente complémentarité de leurs compétences. En tant qu’entreprise innovante et centrée sur la Recherche et Développement, Novéa apporte à Ragni une précieuse expertise technique en termes de maîtrise des énergies, d’électronique et d’éclairage intelligent. Outre son expérience historique d’éclairagiste et son savoir-faire dans la fabrication de luminaires, Ragni apporte quant à elle sa parfaite connaissance du marché ainsi que sa force commerciale.

Cette complémentarité va permettre le développement de nouveaux candélabres solaires. La gamme solaire Ragni est reprise par Novéa, qui propose dès à présent une offre complète de systèmes d’ éclairage autonome et de dispositifs d’éclairage connecté. Les équipements sont compatibles avec tous les luminaires de la gamme Ragni : traditionnels, fonctionnels, citadins, balisage et sont couplés à des systèmes communicants permettant d’optimiser la gestion de l’éclairage. L’éventail de solutions proposées permet de répondre à toutes les demandes exprimées par les collectivités, le secteur tertiaire et les installateurs vis-à-vis de cette technologie d’éclairage qui permet de conjuguer confort et sécurité, économies d’énergie et responsabilité environnementale.

 

Ragni_Logo_100322                   logo Novea Energies 2011

 

Nice / Remise de prix Créadie : 3 lauréats azuréens à l’honneur

« Cette année, les lauréats ont placé la barre très haut. » C’est en ces termes que Sébastien Chaze, Directeur Régional de l’ADIE introduisait vendredi dernier, au siège de la Banque Populaire Côte d’Azur, la remise de prix CreaAdie venant clôturer la 3ème édition de la campagne d’information annuelle de l’Adie : « Il n’y a pas d’âge pour créer sa boîte » (5 au 9 octobre 2015).

Ce concours permet de mettre à l’honneur 3 lauréats dans les catégories suivantes : Prix Développement humain, Prix du Développement économique et Prix jeune.

Le premier échoit à Muriel Ercolano (Nice) pour son entreprise de formation et développement personnel IMAGE DE SOI. L’activité de cette dernière est tournée vers la remobilisation et la dynamisation des ressources personnelles et professionnelles des femmes à l’hôpital après un accident de vie. Pour cette femme de 54 ans au parcours de résiliente : « accompagner les personnes à se remobiliser et les aider à rebondir après un accident de la vie est une source de joie ».

Le Second prix revient à Windie Hebert (Nice), 43 ans, pour la création de son entreprise en SASU LA PLOMBIERE : entreprise de plomberie, chauffagiste, entretien et dépannage de chaudière. Dans un univers très masculin, cette créatrice au parcours atypique entend bien susciter des vocations en pionnière : «  être une femme sur un chantier étonne encore de nos jours, mais cela devient un gage de qualité. Je tiens aussi à passer le message aux femmes : on peut exercer un métier d’homme et être mère de famille. »

Enfin, le Prix jeune est attribué à Marvin Chabal (Hyères) pour la création d’une entreprise de réparation et préparation de moto pour circuit et compétition. Armé de son CAP mécanique obtenu à l’âge de 17 ans et de sa volonté de réussir dans un secteur pourtant très fermé, ce jeune homme de 21 ans a su se créer une place dans le milieu des courses de moto : un partenariat est en cours de négociation avec une nouvelle écurie pour la saison 2016 ainsi que le sponsoring de deux coureurs.

Du reste, à travers ces trois lauréats, le jury 2015 de Creadie a souhaité mettre l’accent sur la volonté et la persévérance dans le désir de créer son activité. Plus que la performance de l’entreprise, c’est bien la personne et son parcours humain que l’ADIE et la BPCA souhaitent ainsi encourager dans toute démarche de création d’entreprise.

Pour rappel, le réseau des banques Populaires (dont le Crédit Coopératif) est le partenaire de l’Adie et le premier partenaire financier de l’Adie avec, en 2014, 17M€ de microcrédits refinancés qui ont permis à l’Adie d’octroyer plus de 5400 microcrédits, et ainsi de contribuer à créer ou maintenir plus de 6300 emplois. Pour les Alpes-Maritimes et le Var, le soutien de la BPCA, via les lignes de crédit ADIE accordées en 2014, a été de 201 porteurs de projet pour un total de 579K€, soit un dossier moyen de 2 880 €.

Crédit photo : Direction Communication Banque Populaire Cöte d’Azur

CCI NICE CÔTE D’AZUR / L’HÔTEL DU CAP EDEN-ROC, LAURÉAT DU TROPHÉE RSE 06 – 2015

La 3ème soirée Performance Durable 360° était organisée hier à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nice, boulevard Carabacel. Ce nouveau rendez-vous de l’économie locale, réunissant les acteurs locaux de la RSE (responsabilité Sociétale des Entreprises), invite les dirigeants d’entreprise du département à « repenser leur modèle économique pour faire face aux défis présents et futurs, bénéficier de retours d’expériences de chefs d’entreprise engagés et découvrir les bonnes pratiques reconductibles. » Une soirée qui leur permet également de rencontrer des acteurs locaux de la RSE, de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération, dont Performance Globale Paca Est auquel le premier numéro du magazine Ressources (septembre-octobre), en kiosque depuis le 19 septembre dernier, consacre un reportage.

Au terme d’une « soirée » débutée à 16h30, proposant des ateliers d’évaluation de sa démarche RSE, des échanges avec les 15 acteurs de la RSE présents et une table ronde autour de thèmes tels que « La performance globale : un moteur de croissance » ou « Economie de la fonctionnalité et de la coopération : quel impact pour l’entreprise ? », le point d’orgue de cette édition fut bien sûr la remise des trophées RSE 06. Après Areco en 2014, le lauréat 2015 est l’Hôtel du Cap-Eden-Roc.

Pour Laurent Vanhoegarden, Directeur de l’hôtel, « cela représente une grande fierté pour les 420 employés qui sont derrière Julie Poirot, notre Responsable RSE. Employés qu’elle a réussi à motiver pendant plusieurs années, avec la difficulté de la saisonnalité puisque nous ne sommes ouverts que six mois par an seulement. Très fiers aussi, parce que, comme l’ont rappelé les différents intervenants aujourd’hui, quand vous mettez un pied dans la RSE, ça ne s’arrête jamais. Tous les matins, vous avez une réflexion RSE, dans toutes vos rencontres et réunions avec vos chefs de service, il y a un paragraphe RSE. C’est donc quelque chose qui passionne les équipes et qui a fini par devenir un objectif commun. L’idée c’est que nous soyons un peu les laborantins de la RSE pour la collection de nos hôtels (Le groupe OETKER COLLECTION : le Bristol à Paris, le Lanesborough à Londres…), pour qu’ensuite les autres hôtels se mettent en place en bénéficiant de notre expérience. »

Comme le rappelait hier soir Luc Tournaire, PdG du groupe Tournaire et Président du Président du Club EF (Economie de la Fonctionnalité), lors de cette remise des trophées : « La RSE, c’est de faire d’une contrainte, une opportunité. »

 

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