Ressources Magazine N°2

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Au sommaire de ce numéro

  • Rencontre / Irina Brook, Directrice du TNN
  • Dossier / Régionales : quels projets durables ?
  • Alimentation/ Mouans-Sartoux, foyer de rébellion des cantines
  • Intempéries / Crue de la Brague : mécanique d’un désastre
  • Recherche / Des profondeurs de la mer à l’écologie de demain
  • Pays de Grasse/ Terre d’innovation sociale
  • Monaco / ville du tourisme vert ?
  • Var / Déchets cherchent gallinacées
  • Culture / Souheil, l’homme qui figeait la mer
  • Livres
  • Agenda
  • Billet d’humeur du Ficanas / Tante Jeanne et le migrant

ÉDITO

Il y a deux ans, le 6 octobre 2013, naissait à Bayonne un vaste mouvement citoyen via le tout « premier village des alternatives au changement climatique » : ALTERNATIBA. Au terme d’une journée mobilisant bien au-delà des seuls militants, une déclaration lue par Mme Christiane Hessel et M. Juan Lopez de Uralde exhortait à la multiplication d’Alternatiba dans toute l’Europe, dans la perspective de la COP21 qui doit se tenir à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain. L’objectif était « autant d’interpeller les dirigeants sur les conséquences dramatiques de l’absence d’accord international ambitieux, efficace, contraignant et juste sur le climat, que d’appeler les populations à mettre en route sans plus attendre la transition sociale, énergétique nécessaire pour éviter le dérèglement profond et irréversible des mécanismes du climat. »

Le 17 octobre dernier, à Mouans-Sartoux le village des alternatives Alternatiba 06 entendait bien relayer le message dans notre région. Nous y étions. Si 8000 personnes ont tout de même répondu présents, nous conservons un sentiment mitigé, celui de l’entre-soi en particulier. A la table-ronde des médias « alternatifs », nous n’étions que quatre. Pour une vingtaine d’auditeurs. Pas facile d’aller débaucher au-delà du militant ou à tout le moins du convaincu. Qu’à cela ne tienne, interpeller pour interpeller, la nature elle-même avait décidé de prendre localement les choses en main. Deux semaines avant cette grande fête citoyenne, le 3 octobre, un épisode orageux d’une rare violence faisait 20 morts sur la Côte d’Azur, sur fond de crues que François Hollande allait classer en catégorie catastrophe naturelle.

Mais faut-il seulement incriminer dame Nature ? De même que la notion de « climat naturel » semble désormais appartenir au passé (lire notre article Le Point sur le climat), de même la normalisation de phénomènes météo extrêmes dans les années à venir ne nous dédouane pas d’une responsabilité quant aux conséquences de ces derniers. Dans l’enquête que nous avons mené au niveau de Biot (Crue de la Brague, mécanique d’un désastre) apparaît un « ruissellement de causes », incluant notamment l’urbanisation à la mode azuréenne. Cette petite goutte, à l’échelle des puissants, aura-t-elle plus de poids sur le vase clos de la COP21 ? Si les climato-sceptiques constituent une espèce en voie de disparition, l’incrédulité citoyenne à l’égard des professionnels de la promesse se fait norme. Ou semble se faire norme. En regardant bien autour de nous, à commencer par la Côte d’Azur donc, il ne fait aucun doute que les « faiseux » sont bien là. Plus nombreux qu’on ne le croit, ils sont les petites rivières de demain. Et sont l’obsession de ce magazine…

Stéphane Robinson
Fondateur du magazine

Informations complémentaires

Poids 223 g
Dimensions 29 x 26 cm