Ralentissement de la progression de la sclérose en plaques modulé par les traitements immunosuppresseurs

6 novembre 2026

ressources magazine

Les traitements de fond ont changé la prise en charge de la sclérose en plaques, sans toutefois permettre aujourd’hui de guérir cette maladie neurologique. En modulant ou en freinant certaines réponses immunitaires, ils peuvent réduire les poussées et ralentir la progression de la maladie chez des patients sélectionnés.


Le choix dépend notamment de la forme de la maladie, de son activité inflammatoire, des poussées et des résultats de l’imagerie. Comprendre les bénéfices attendus, les risques et le suivi clinique aide à situer le rôle des traitements immunosuppresseurs.


A retenir :


  • Réduction des poussées et ralentissement neurologique selon le profil médical
  • Choix thérapeutique lié à l’activité inflammatoire et aux formes de SEP
  • Surveillance régulière des effets indésirables et de la réponse au traitement
  • Rééducation et soins symptomatiques complémentaires aux thérapies de fond

Traitements de fond de la sclérose en plaques : objectifs et choix


La diversité des traitements s’explique par des formes de SEP et des trajectoires individuelles différentes. Le neurologue évalue l’activité de la maladie, les antécédents, les préférences et les risques avant de proposer une stratégie.

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Immunomodulation et traitements immunosuppresseurs


Dans cette stratégie, les immunomodulateurs régulent l’activité immunitaire, tandis que certains médicaments réduisent plus fortement certaines populations de cellules immunitaires. Les interférons bêta et l’acétate de glatiramère sont des options injectables; le diméthyl fumarate et le tériflunomide se prennent par voie orale.


Selon VIDAL, les traitements de fond visent surtout à diminuer les poussées et à freiner l’aggravation du handicap. Leur effet dépend de la forme de SEP et de la réponse individuelle; ils ne restaurent pas nécessairement les fonctions déjà perdues.


Repères pour comparer les traitements :


Option Mode courant Repère de suivi
Interférons bêta Injection Surveillance sanguine
Acétate de glatiramère Injection Attention aux réactions allergiques
Diméthyl fumarate Gélule Contrôle des lymphocytes, du foie et des reins
Tériflunomide Comprimé quotidien Contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement


Formes progressives et choix individualisé


Au-delà des formes rémittentes, certaines thérapies ciblent aussi des situations progressives précises. L’ocrélizumab peut être envisagé dans une SEP primaire progressive à un stade précoce, tandis que d’autres médicaments concernent des formes récurrentes actives.


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Le Neuro de McGill rapporte que les traitements récents ont considérablement élargi les options disponibles, mais que la réparation des lésions demeure un défi. Cette limite explique pourquoi le ralentissement neurologique ne signifie pas toujours arrêt complet de la maladie.


« Les premiers médicaments homologués sont apparus dans les années 1990, et le diagnostic par IRM a été implanté à peu près au même moment. Traitement et diagnostic allaient pratiquement de pair. »

Jack A.


Suivi clinique : bénéfices, risques et surveillance


Une fois le traitement choisi, la surveillance permet de vérifier son efficacité et de repérer rapidement des effets indésirables. Elle s’appuie sur les symptômes rapportés, l’examen neurologique, l’imagerie et, selon la molécule, des analyses biologiques.


Effets indésirables et précautions de traitement


Les interférons peuvent provoquer des symptômes pseudo-grippaux, surtout au début, tandis que le glatiramère expose rarement à des réactions allergiques graves. Selon l’ANSM, une difficulté respiratoire, un gonflement du visage ou un malaise après une injection exigent un avis médical urgent.


Les traitements immunosuppresseurs peuvent accroître le risque infectieux et nécessitent des précautions adaptées. Pour l’ocrélizumab, les perfusions se déroulent sous surveillance médicale; un signe d’infection doit être signalé rapidement au professionnel de santé.

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Points de surveillance à discuter :


  • Évolution des symptômes et fréquence des poussées
  • Résultats d’IRM et signes d’activité inflammatoire
  • Analyses sanguines prévues selon le médicament
  • Infections, réactions aux perfusions ou symptômes inhabituels

« Au cours de la dernière génération, les molécules commercialisées pour les premières phases de la SEP s’avèrent extraordinairement efficaces, et parviennent même à pratiquement arrêter les formes récurrentes de la maladie. »

Jack A.


Rééducation, poussées et handicap neurologique


En complément des thérapies de fond, les poussées peuvent être traitées par des corticoïdes intraveineux sur une courte période. Les soins symptomatiques ciblent notamment la douleur, la raideur musculaire, les troubles urinaires ou les difficultés de marche.


La rééducation fonctionnelle et le soutien psychologique répondent à des besoins concrets que les médicaments ne couvrent pas seuls. Une équipe associant neurologue, médecin généraliste, kinésithérapeute et autres professionnels peut adapter les soins à l’évolution du handicap neurologique.


« Ce fut une étape passionnante, en matière de connaissance de la maladie et de thérapies à proposer. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies de recherche, à la capacité de cultiver et d’analyser les cellules au niveau moléculaire, nous sommes sur le point de faire encore des avancées dans le traitement de cette pathologie. »

Jack A.


« C’est parce que nous disposons aujourd’hui de médicaments qui préviennent l’invalidité chez un bon nombre d’entre eux, lui a répondu le Dr Antel. »

Jack A.


Source : ANSM, « Acétate de glatiramère – Des réactions anaphylactiques peuvent survenir des mois voire des années après l’instauration du traitement », ANSM, août 2024 ; VIDAL, « Le traitement de la sclérose en plaques », VIDAL ; Le Neuro de McGill, « Ralentir la progression de la sclérose en plaques ».

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